Les Mystères du peuple/VIII/8

Les Mystères du peuple — Tome VIII
NOTES DU TOME VIII.
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NOTES DU HUITIÈME VOLUME.




LE TRÉPIED DE FER.


Chapitre premier.

(A) L’arrêt est textuel. Voir Bibliothèque hist., page 284. Au dos de la pièce originale sont écrits ces mots : Cette sentence fut prononcée par la sénéchaussée le mercredi 13° jour du mois de juillet de l’année 1332.

(B) Poindre, vieux mot ; on dit encore une douleur poignante. Le proverbe est cité par Froissart, Chronique, t. II, p. 127.

(C) Voir pour tous les détails du tournoi et surtout à propos de la lâche et féroce inégalité du duel entre le noble et le serf, les Ordonnances des rois de France et le Formulaire, l’ordonnance fait suite à celle du mercredi de la Trinité de l’an 1 300 ; voir aussi Beaumanoir (le noble Légiste de la Féodalité), chap. LXIV.


Chapitre ii.

(A) Recueil des ordonnances royales, t. II, p. 212, année 1357.

(B) Grâce à ce droit de prise, les gens du roi et des princes larronnaient impunément les habitants, sous prétexte qu’ils ne devaient rien payer de ce qui était nécessaire au service du roi. Il en était de même des dettes contractées en son nom. 


(C) À peu près à l’endroit où, de nos jours, débouche le pont des Arts, en face la cour du Louvre.

(D) Les Halles s’étendaient alors depuis la pointe Saint-Eustache jusqu’à la rue Saint-Honoré.

(E) Cette porte se trouvait alors entre la rue du Coq et la rue de l’Oratoire.

(F) Rue Coquillière.

(G) Porte alors située vers les n° 15 et 32 de la rue actuelle.

(H) Alors à l’angle de la rue Sainte-Avoie et de la rue de Braque.

(I) Vers le milieu du quai Saint-Paul.

(J) Nous mènerons à bonne fin notre entreprise contre les abus de la royauté.

(K) Textuel. Chronique de Froissart, liv. II, chap. VI. — Grande chronique de Saint-Denis, p. 337.

(L) Textuel. Chronique de Froissart et Grande chronique de Saint-Denis déjà citées. — Rapprochement singulier et significatif : on verra, cinq siècles plus tard Louis XVI, dans des circonstances presque semblables, arborer la cocarde tricolore à son chapeau… Les rois sont tous les mêmes.


chapitre v.

(A) Nous avons cru devoir mettre dans la bouche d’Étienne Marcel le résumé de sa doctrine gouvernementale (la souveraineté du peuple) si admirablement exposée par M. Augustin Thierry dans son Introduction à l’Histoire du Tiers-État, afin de rendre encore plus saisissante la pensée de l’immortel prévôt des marchands, qui devait être réalisée plus de quatre siècles plus tard par notre impérissable Révolution de 1789-1792.

(B) Élèves externes, ainsi nommés parce qu’ils voltigeaient d’un collège à l’autre.

(C) Jean Maillart fut anobli par lettres patentes du 13 octobre 1360.

(D) « Car Jean Maillart férit Marcel d’une hache sur la tête et l’abattit à terre, quoique ce fût son compère. » (Chronique de Jean Froissart, liv. I, part. II, chap. LXXIII, p. 384.) — Les lignes soulignées (l’entretien de Marcel et de Maillart) sont textuellement empruntées à la même chronique. (Voir mêmes pages.)

(E) Christine de Pisan. C. M., p. 376.

(F) La défense héroïque de Guillaume-aux~Alouettes et du Grand-Ferré est rapportée très au long dans une chronique contemporaine de cette époque, Chronique de Nangis, continuateur, p. 123, col. 2. Les paroles du Grand-Ferré et les passages soulignés sont textuels. (Voir ladite chronique.)

(G) Plus de trente millions de notre monnaie.

(H) « Dans tous les lieux où allait le connétable Duguesclin, les Bretons lui tournaient le dos ; ses parents eux-mêmes le blâmaient d’être ainsi en révolte et d’amener Picards et Génevois pour combattre son vrai seigneur le duc Jean IV. » (Cart. Red., liv. VIII, ap. Aur. Courson, p. 259, t. II.)

(I) « Cependant les factieux s’étaient accrus jusqu’au nombre de vingt mille ; ils menaçaient tous de détruire la Bastille, et ils auraient mis ce projet à exécution, si… » (Chronique de Charles VI, liv. XXXIV, p. 17.) Trois siècles plus tard, la Bastille s’écroulait sous les coups du peuple !

(J) Chronique de Charles VI, liv. XXXIV, p. 19. Le chroniqueur ajoute naïvement : « Je ne pouvais comprendre comment le peuple avait été amené à une telle liberté de langage, qui ne pourrait tout au plus être permise à des princes du sang. »

(K) Trois siècles plus tard, Louis XVI acceptait aussi la cocarde tricolore, emblème de notre immortelle Révolution.

(L) Chronique de Charles VI, liv. XXXIV, p. 173 à 175.



fin des notes.