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Les Frères Trois-Points/Conclusion

CONCLUSION



Comment finira la Franc-Maçonnerie.


La Franc-Maçonnerie est la plus formidable organisation qui existe contre l’Église de Dieu. Elle n’a ses Loges que dans les pays chrétiens : chez les peuples protestants, elle pousse ses membres hérétiques au paroxysme de la haine contre le catholicisme et les maintient sans cesse dans les dispositions les plus agressives ; au sein des populations catholiques, elle est carrément impie et satanique à la dernière expression.

Partout, elle trompe et exploite le peuple.

Pour détruire la Franc-Maçonnerie, il faut donc éclairer le peuple, sa victime, sa machine inconsciente, et multiplier chez les catholiques, qui sont le nombre, les sociétés actives et de bonnes œuvres.

Est-ce que les impies se contentent de blasphémer le nom de Dieu et de maudire sa religion ?

Non, ils agissent, ils votent, ils participent à la politique sans trêve ni repos, et, pour être forts, pour ne jamais être pris à l’improviste, ils sont constitués en société secrète ; cette société, c’est la Franc-Maçonnerie.

De même, les catholiques ne doivent pas se contenter de prier Dieu dans les églises et de suivre les pratiques de la piété.

Dieu peut tout, sans doute ; mais Dieu nous a donné la liberté, pour que nous accomplissions des actes de mérite, pour que nous agissions par nous-mêmes dans l’intérêt de sa gloire, pour que nous ayons notre part humaine dans l’œuvre du triomphe définitif de sa sainte Église.

Aide-toi, le ciel t’aidera, dit le vieux proverbe.

Pour résister à la Franc-Maçonnerie, pour anéantir l’œuvre du mal, il est nécessaire que les catholiques s’organisent, non en sociétés secrètes, mais en sociétés luttant au grand jour pour donner la victoire au bien.

Il est nécessaire que les catholiques travaillent sans repos ni trêve à désabuser le peuple, à lui faire comprendre que le socialisme chrétien est le seul vrai, le seul pouvant alléger ses souffrances, le relever moralement et l’aider matériellement ; il est nécessaire que les catholiques se dévouent à ce pauvre peuple, dont la condition est digne de tout intérêt, dont le sentiment général est bon, excellent, honnête, et qui ne se laisse égarer que sous la noire influence de la faim. Pour cela, il faut multiplier les œuvres ouvrières.

La Franc-Maçonnerie disparaîtra, quand les catholiques, ayant centuplé parmi les hommes leurs sociétés d’active bienfaisance, auront affranchi le peuple en le ramenant à la foi chrétienne.


J’ai commencé cet ouvrage avec un extrait de l’encyclique Humanum Genus, de Notre Très Saint Père le Pape Léon XIII. Un nouvel extrait de cette immortelle encyclique sera ma conclusion.

« L’égalité, établie sur les fondements de la justice et de la charité, dit le Saint-Père, ne rêve pas de supprimer toute distinction entre les hommes ; mais elle excelle à faire de la variété des conditions et des devoirs de la vie une harmonie admirable et une sorte de merveilleux concert dont profitent naturellement les intérêts et la dignité de la vie civile.

« Une institution due à la sagesse de nos pères, et momentanément interrompue par le cours des temps, pourrait, à l’époque où nous sommes, redevenir le type et la forme de créations analogues. Nous voulons parler de ces corporations ouvrières, destinées à protéger, sous la tutelle de la religion, les intérêts du travail et les mœurs des travailleurs. Si la pierre de touche d’une longue expérience avait fait apprécier à nos ancêtres l’utilité de ces associations, notre âge en retirerait peut-être de plus grands fruits, tant elles offrent de précieuses ressources pour combattre avec succès et pour écraser la puissance des sectes.

« Ceux qui n’échappent à la misère qu’au prix du labeur de leurs mains, en même temps que, par leur condition, ils sont souverainement dignes de la charitable assistance de leurs semblables, sont aussi les plus exposés à être trompés par les séductions et les ruses des apôtres du mensonge. Il faut donc leur venir en aide avec une très grande bonté et leur ouvrir les rangs d’associations honnêtes pour les empêcher d’être enrôlés dans les mauvaises… »

Enfin, le Souverain-Pontife prescrit l’obligation « de prémunir la jeunesse contre la secte maçonnique, en apprenant de bonne heure aux enfants à se défier des artifices perfides et variés à l’aide desquels ses prosélytes cherchent à enlacer les hommes » ; et, comme suprême ressource, il recommande la plus ardente prière.

« Nous savons très bien, dit le Saint-Père, que nos communs labeurs, pour arracher du champ du Seigneur les semences pernicieuses, seraient tout à fait impuissants, si, du haut du ciel, le Maître de la vigne ne secondait nos efforts. Il est donc indispensable d’implorer son assistance et son secours avec une grande ardeur et par des sollicitations réitérées, proportionnées à la nécessité des circonstances et a l’intensité du péril.

« Fière de ses précédents succès, la secte des Francs-Maçons lève insolemment la tête, et son audace semble ne plus connaître aucunes bornes. Rattachés les uns aux autres par le lien d’une fédération criminelle et de leurs projets occultes, ses adeptes se prêtent un mutuel appui et se provoquent entre eux à oser et à faire le mal.

« À une si violente attaque doit répondre une défense énergique. Que les gens de bien s’unissent donc, eux aussi, et forment une immense coalition de prières et d’efforts. »