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Les Chansons de Bilitis, suivies de Chansons modernes/Les Chansons de Bilitis/97

Slatkine reprints (p. 120).


LES MYSTÈRES


Dans l’enceinte trois fois mystérieuse, où les hommes ne pénètrent pas, nous t’avons fêtée, Astarté de la nuit, Mère du Monde, Fontaine de la vie des Dieux !


J’en révélerai quelque chose, mais pas plus qu’il n’est permis. Autour du Phallos couronné, cent vingt femmes se balançaient en criant. Les initiées étaient en habits d’hommes, les autres en tunique fendue.


Les fumées des parfums, les fumées des torches, flottaient entre nous comme des nuées. Je pleurais à larmes brûlantes. Toutes, aux pieds de la Berbeia nous nous sommes jetées sur le dos.


Enfin, quand l’Acte religieux fut consommé, et quand, dans le Triangle Unique on eut plongé le phallos pourpré, alors le mystère commença, mais je n’en dirai pas davantage.