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Les Chansons de Bilitis, suivies de Chansons modernes/Les Chansons de Bilitis/79

Slatkine reprints (p. 99).


LES FARDS


Tout, et ma vie, et le monde, et les hommes, tout ce qui n’est pas elle n’est rien. Tout ce qui n’est pas elle, je te le donne, passant.


Sait-elle que de travaux j’accomplis pour être belle à ses yeux, par ma coiffure et par mes fards, par mes robes et mes parfums ?


Aussi longtemps je tournerais la meule, je ferais plonger la rame ou je bêcherais la terre, s’il fallait à ce prix la retenir ici.


Mais faites qu’elle ne l’apprenne jamais, Déesses qui veillez sur nous ! Le jour où elle saura que je l’aime elle cherchera une autre femme.