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Les Bois, lavés par les rosées (1855)

Poëmes et PoésiesDentu, libraire-éditeur (p. 193-194).




LES BOIS, LAVÉS PAR LES ROSÉES.




Les bois, lavés par les rosées,
Pleurent sur la mousse et le thym,
Et bercent au vent incertain
Leurs feuilles longtemps reposées.



Les fleurs que rougit le matin,
Comme des urnes épuisées,
Ouvre leurs corolles rosées
Où l’abeille fait son butin.


Mais qu’importent l’aube divine,
La fleur qu’un rayon illumine
Les bois, l’abeille et le ciel bleu !


L’amour me consume et m’inonde,
Et je presse, oublieux du monde,
Tes pieds nus sous ma lèvre en feu !