Le Fou de Péronne

Théâtre complet d’Eugène ScribeAimé André, Libraire-éditeurVolume 19 (p. 6-54).

LE FOU


DE PÉRONNE,

COMÉDIE EN UN ACTE.
MÊLÉE DE VAUDEVILLES,

Représentée pour la première fois, à Paris,
sur le théâtre du Vaudeville,
le 18 janvier 1819.

EN SOCIÉTÉ AVEC M. DUPIN.


PERSONNAGES


JACOTIN, négociant.

GERCOURT, receveur-général.

ESTELLE, sa nièce.

ERNEST, capitaine de cavalerie.

DURAND, aubergiste.

Madame DURAND, sa femme.

LADOUCEUR, brigadier.

Chœur de parens.


La scène se passe dans l’auberge de M. Durand, à Péronne.


Scribe - Théâtre, 19 - Le Fou de Péronne.jpg



Scène PREMIÈRE.

M. DURAND, madame DURAND, écrivant à une table, JACOTIN, poudré et en bore de chambre, frappant à la porte, à gauche.

JACOTIN.

Je suis à vous, Madame Durand ; nous allons régler le menu. (Frappant.) Le cher oncle est-il levé ? Peut-on présenter ses respects au cher oncle ?


Scène II.

Les précédens, GERCOURT, en robe de chambre.

GERCOURT.

Tout à l’heure, mon cher Jacotin. Voilà bien l’impatience d’un nouveau marié. J’achève ma toilette et je suis à vous.

(Il referme la porte.)

MADAME DURAND.

Ah ! Monsieur venait toucher la dot.


DURAND.

Cent mille francs, ça en vaut la peine. Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/13 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/14 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/15 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/16 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/17 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/18 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/19 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/20 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/21 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/22 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/23 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/24 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/25 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/26 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/27 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/28 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/29 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/30 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/31 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/32 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/33 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/34 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/35 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/36 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/37 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/38 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/39 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/40 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/41 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/42 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/43 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/44 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/45 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/46 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/47 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/48 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/49 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/50 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/51 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/52 Page:Scribe - Théâtre, 19.djvu/53


ESTELLE.

Vous d’humeur pacifique,
Spectateurs, protecteurs
Des auteurs,
Messieurs, si la critique
Dans la salle ce soir
Veut s’asseoir,
Daignez à l’instant.
Et bien poliment,
Lui dire ici tout bas :
On n’entre pas,
On n’entre pas,
Ce soir on n’entre pas.


FIN DU FOU DE PÉRONNE.