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La Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres, et des arts/Mantz (paul)

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MANTZ (Paul), littérateur et critique et administrateur français, né à Bordeaux le 28 avr. 1821, mort à Paris le 29 janv. 1895. Après avoir payé quelque tribut à la poésie, il partagea de bonne heure son existence entre les occupations administratives et les travaux littéraires. Dès 1847, il s’essayait, dans l’Artiste, à des articles de critique, en même temps qu’il débutait, en qualité de rédacteur, au ministère de l’intérieur, dans les bureaux de la direction des affaires départementales. Porté par un goût très vif vers l’étude des choses d’art, il donna d’abord au journal de Victor Hugo, l’Evénement (1848), puis à la Revue de Paris, puis à la Bévue française de 1855, des Salons qui furent remarqués et déterminèrent son entrée (1859) à la Gazette des Beaux-Arts. La série des articles, très fortement documentés et pleins d’ingénieux aperçus, qu’il y publia notamment sur l’Histoire de l’orfèvrerie française, obtint un vif succès, et bientôt Charles Blanc appela le jeune critique à collaborer avec lui à sa grande Histoire des peintres. Il écrivit pour cette importante publication un grand nombre de notices qui se distinguent par la sûreté de l’érudition et du goût autant que par les mérites du style ; puis il fut, à partir de 1873, attaché, comme rédacteur d’art, au journal le Temps. La Grande Encyclopédie le comptait au nombre de ses collaborateurs. — Paul Mantz, qui n’avait pas cessé d’appartenir à l’administration, fut promu, en 1880, sous-directeur des affaires départementales et communales. L’année d’après, il était désigné pour les fonctions de directeur, puis de directeur général des beaux-arts. Mais il n’occupa que peu de temps ce poste absorbant, et la retraite qu’il prit, à la date du 20 nov. 1882, lui permit de se consacrer tout entier, durant les dernières années de sa vie, à ses chers travaux de critique et d’histoire. — Paul Mantz laisse derrière lui l’œuvre la plus estimable : son Hans Holbein (1879, in-fol.), son François Boucher (1880, in-fol.) sont des livres qui font autorité. Ou lui doit encore : une Histoire et description de l’église Sainte-Marguerite (1884, gr. in-8), et une revue du Salon de 1889, ouvrage de grand luxe (1889, in-4). Gaston Cougny.