Traduction par anonyme.
H. Nicolle (1p. 55-69).



CHAPITRE III.


Ô lumière ! ô ténèbres ! mais quel étrange prodige !
Shakespeare


Avant l’époque où les armées entrent ordinairement en campagne, Arieno reçut l’ordre de l’empereur de rejoindre son régiment. Alphonse et son généreux ami quittèrent à regret la tranquille demeure, où ils avoient joui, pendant un tems trop court, des douces consolations de l’amitié. Arieno remercia Alphonse, et l’invita à renouveller sa visite l’hiver prochain.

Vers le milieu de l’été, dans un combat sur les frontières de l’Empire, Arieno perdit la vie. Le même jour, Alphonse, Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/64 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/65 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/66 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/67 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/68 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/69 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/70 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/71 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/72 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/73 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/74 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/75 Page:Lathom - La Cloche de minuit v1.djvu/76 habile. Il le blessa d’un coup d’épée dans le côté.

On le transporta sur-le-champ chez lui. La blessure fut jugée mortelle. Il avoit perdu beaucoup de sang, et il ne retrouva pas l’usage de la parole. Il reconnut Alphonse, et lui donna sa bourse. Celui-ci la reçut, baisa la main de son maître, et se retira, les larmes aux yeux. Le baron tira la manche de son confesseur qui étoit assis auprès de son lit, et lui montra des yeux Alphonse. Le moine comprit parfaitement qu’il recommandoit ce jeune homme à sa protection. Il promit d’en avoir soin. Environ une heure après, le baron expira dans des douleurs affreuses.

Terrible, mais inutile leçon pour les joueurs !