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L’Amour et le SablierFrançois Bernouard (p. 21-22).
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Calme


 
L’un vers l’autre,
Nos corps ont déferlé, comme deux lames ;
Le ciel était baigné de lune
Et pareil à la mer laiteuse.


Voici que maintenant la tempête est calmée
Et que je m’assoupis au rythme de ton cœur ;
Ton visage s’efface et tes mains se délient,
Et tu fuis, comme une eau ténébreuse et paisible.

Mon amour, les collines taciturnes
Ont moins purement enlacé la nuit
Que le collier de tes bras noués sur mes épaules.

Une corne d’argent décroit sur la montagne.
Mon amour, laisse errer sur nos corps désunis,
Nos rêves confondus ainsi que nos deux ombres.