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L’Éducation des adolescents au XXe siècle/Volume II/Les lectures

Félix Alcan (Volume IIp. 154-155).

LES LECTURES


Les lectures, on l’a vu, tiennent une place considérable dans nos préoccupations. Leur rôle est capital. Mais si même nous n’avions pas craint de trop allonger ce petit manuel, il ne nous aurait pas été possible de dresser une liste des ouvrages à lire. C’est au professeur à y bien réfléchir et à fixer son choix. L’âge de l’élève, sa condition, son intelligence, ses études antérieures, le temps dont il dispose, tout cela mérite d’être pris en considération. D’ailleurs, ce ne sont pas seulement les œuvres des auteurs qui figurent à leur rang historique dans le cours d’humanités dont le texte doit être mis aux mains des élèves, ce sont aussi des ouvrages complémentaires d’histoire, d’érudition, de fiction même, capables d’aider son imagination à lui représenter le passé avec le relief nécessaire mais sans excès. Ainsi la description de Carthage dans Salammbo, certains passages de Quo Vadis, etc…, ont leur utilité. Mais ici il s’agit de « passages » ; il y aurait grande perte de temps, sans parler d’autres inconvénients, à faire lire le tout. Nous sommes donc amenés à diviser les lectures en trois groupes. Premièrement viennent les livres à lire en entier ou presque en entier et dont, si la durée du cours le permet, le professeur aura intérêt à exiger un compte-rendu approfondi et en partie écrit. Deuxièmement, les livres dont il importe de s’assimiler des portions et nous pensons que le texte in extenso doit être remis à l’élève avec l’indication de ce qu’il faut lire… et la permission de lire le reste si cela lui convient ou de le parcourir tout au moins. Troisièmement enfin, les extraits brefs et variés tirés d’ouvrages qui ne sauraient, soit par leur objet, soit par leur forme, concourir à l’enseignement de manière continue mais qui contiennent des vues ou des détails susceptibles d’y aider puissamment.