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Hambourg (1p. 13-244).


JULIE,
OU
J’AI SAUVÉ MA ROSE.


« La mère en défendra la lecture à sa fille ».


À MON ARMAND.


Qu’exigez-vous, mon cher Armand ? Quoi ! vous voulez que j’écrive ma vie ! Songez que, malgré les droits que l’amour vous a donnés sur moi, vous n’avez pas celui de me demander un pareil sacrifice : vous savez, mon ami, qu’il est mille choses pardonnables, lorsqu’on les couvre du voile du mystère ; mais paroissent-elles au grand jour, on vous blâme, on vous décrie, et ce sont souvent les plus criminels qui se déchaînent avec le plus de violence.

Vous me dites que vous ne savez, de mon histoire, que ce qu’il en faut pour exciter la curiosité ; ne vous étonnez pas de ma réserve, mon cher Armand ; l’amour ne m’a jamais rendue communicative ; et, si ce sentiment subsistoit encore entre nous, en vain me supplieriez-vous de contenter votre curiosité ; mon intérêt ne me le permettroit pas, L’amitié qui nous lie depuis plusieurs années vous servira mieux que l’amour ; quoi qu’il puisse m’en coûter, vos désirs seront satisfaits ; je ne dois pas moins à mon dernier vainqueur.

Tout autre, en commençant son histoire, vous diroit que vous allez renouveler des douleurs profondes, rouvrir des blessures mal cicatrisées ; car y a-t-il dans la nature un être qui ne se croie pas malheureux ! Chaque mortel imagine avoir à lui seul épuisé tous les traits du sort. Si j’avois de pareilles plaintes à faire, mon cher Armand, je pourrois espérer du moins exciter votre pitié, et je ne manquerois pas de vous prévenir que vous allez verser tant de larmes, que vous serez plus d’un an sans pouvoir pleurer ; mais, hélas ! cette ressource me manque ; je n’ai jamais excité que le désir ou l’envie, et s’il vous faut du pathétique, je vous conseille de me faire grâce du sacrifice que mon extrême amitié me dispose à vous faire.

Ô mon ami ! à quoi me suis-je engagée ! Vous ne pouvez prévoir l’excès du danger auquel ma condescendance m’expose ; malgré tous les attraits que le monde avoit pour moi, j’ai su le quitter avant que d’en être abandonnée. À trente ans je me suis retirée de ce monde plein de charmes, ou j’étois encore désirée, fêtée ; j’ai renoncé aux plaisirs enchanteurs qui jusqu’alors avoient été mes compagnons fidèles ; je vis maintenant dans la solitude : mais j’ai l’art de l’embellir : j’ai des amis, je fais des heureux, je m’occupe de choses sérieuses. Vous savez, Armand, que j’ai toujours allié l’utile et l’agréable ; j’y réussis mieux que jamais ; et, malgré ma philosophie, les ris folâtres viennent souvent encore se mêler parmi nous.

Vous verrez qu’en bonne épicurienne, j’ai su me ménager des jouissances pour un âge où mon sexe commence à gémir de perdre sa fraîcheur et la beauté ; si les femmes connoissoient mieux leurs intérêts, elles se garderoient bien de se désespérer d’un mal inévitable, et, loin de se livrer à cette humeur maussade qui éloigne leurs meilleurs amis, elles emploieroient toutes les ressources de leur esprit, doubleroient leur amabilité ; abandonneroient des prétentions ridicules, et, se parant de l’aimable indulgence, elles se verroient encore aimées, accueillies ; elles n’inspireroient plus de ces passions vives, brûlantes, que la jeunesse seule a droit de faire éprouver, et dont cependant la vieillesse n’est pas à l’abri ; mais on auroit pour elles ces égards, cette amitié sincère qui peut encore nous faire gouter un bonheur durable, et qui n’est dédaigné que des femmes qui n'ont pas assez de délicatesse pour en sentir le prix.

Je vous entends, Armand, me demander quel danger je cours en me rappelant des plaisirs delicieux ? N’avez-vous jamais éprouvé l’effet qu’un rêve enchanteur produit sur les sens ? Il enflamme, il transporte ; on croit jouir de la félicité suprême ; et, lorsque l’illusion du sommeil se dissipe, on soupire après la réalité ; tel est l’effet de l’imagination : lorsqu’elle n’est pas retenue, elle cause les plus grands maux, ainsi que les plus grands plaisirs ; je crains la mienne, cher Armand ; vous savez combien elle est vive ; ce n’est pas sans de pénibles combats que j’ai triomphé de mon penchant à l’amour ; souvent une flamme secrète me tourmente, et je tremble de la rallumer par un récit trop fidèle, de délices qui ne sont plus faites pour moi. Je ne puis supporter l’idée du ridicule dont je me couvrirois, si je cessois de réprimer ces restes de passion qui me dévorent encore. Je vois les femmes dont j’ai fait la critique, rire à leur tour de ma philosophie, se récrier sur cette amitié que je vantois avec tant d’enthousiasme, et convenir, d’un air moqueur, que je prêchois à merveille. Mais je ne donnerai pas de telles armes contre moi ; je prétends prouver par mon exemple la bonté de mes principes ; oui, mon ami, je me sens le courage de résister à tout, d’autant plus aisément que vous m’avez promis, si je consentois à vous faire une entière confession (il m’est bien permis de nommer ainsi mes Mémoires), de venir en personne m’en remercier au fond de ma Provence. Je vous vois sourire, méchant Armand ! Vous imaginez qu’il seroit peu dangereux pour moi de réveiller des désirs que vous savez si bien éteindre ! Détrompez-vous, monsieur, je suis sage de bonne foi, et vous compteriez vainement sur de nouvelles condescendances. De l’amitié, cher Armand, de la bien tendre amitié ; mais rien de plus : arrangez- vous en conséquence.

Mais je crains que cette vive amitié me me fasse entreprendre au dessus de mes forces. Comment décrire un nombre infini de petits événemens qui n’ont d’intérêt que pour ceux qu’ils concernent, et qui cesseroient même d’en avoir sans l’attrait du mystère qui sait rendre tout agréable ? Peindrai-je, d’une plume hardie, des plaisirs que désire la femme la plus délicate, mais dont le tableau fait rougir celte qui se pique le moins de vertu ? Non sans doute ; on doit toujours respecter la décence ; la volupté même, en se parant de son voile, en devient plus enivrante, Quoique Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/21 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/22 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/23 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/24 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/25 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/26 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/27 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/28 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/29 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/30 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/31 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/32 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/33 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/34 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/35 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/36 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/37 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/38 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/39 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/40 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v1.djvu/41 Page:Choiseul-Meuse - 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Mélanie répondoit avec une grâce extrême à cet accueil flatteur. Enfin Rosa se leva, et j’allai me promener au jardin avec Mélanie, en attendant le déjeûner.

M. Dorset ne manqua pas de se rendre a l’invitation de Rosa. Il vint même de meilleure heure que de coutume. Aussitôt qu’il fut entré, ses yeux cherchèrent Mélanie. Dès qu’il l’eut aperçue, le plaisir anima ses traits ; il vola près d’elle, et s’informa de sa santé avec un air qui déceloit l’intérêt extrême qu’il prenoit à elle. Chaque fois que M. Dorset adressoit la parole à Mélanie, ou qu’il entendoit seulement le son de sa voix, son émotion devenoit si visible, qu’elle n’échappoit à personne. Mélanie ne fut pas la dernière à s’en apercevoir ; elle me parut en être bien aise, et je remarquai que, depuis ce moment, elle ne négligeoit rien de ce qui pouvoit accroître l’amour qu’elle avoit si subitement inspiré.


FIN DU PREMIER VOLUME.


JULIE,
OU
J’AI SAUVÉ MA ROSE.


« La mère en défendra la lecture à sa fille ».


J’écrivis à Céline l’histoire de Mélanie. Je lui dis que l’amitié avoit sans doute voulu me dédommager de l’abandon dans lequel me laissoit la femme que j’aimois le mieux, en m’envoyant une nouvelle amie. Céline, qui savoit profiter des moindres incidens, me répondit qu’elle s’apprêtoit à partir au moment où elle avoit reçu ma lettre ; mais que, sa place étant occupée, la crainte d’être incommode la forçoit de se priver Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/14 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/15 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/16 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/17 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/18 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/19 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/20 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/21 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/22 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/23 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/24 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/25 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/26 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/27 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/28 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/29 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/30 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/31 Page:Choiseul-Meuse - Julie - v2.djvu/32 Page:Choiseul-Meuse - 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D’où me viennent ces avantages inappréciables ?

Du talisman précieux que toutes les femmes recoivent, en naissant, des mains de la nature ; c’est de sa conservation que dépendent la réputation, la tranquillité, le bonheur.

Semblables au jeune prodigue qui dépense en un moment, avec de vils parasites, l’immense fortune amassée par son père, et devient, dès qu’ils l’ont ruiné l’objet de leurs sarcasmes et de leurs dédains ; telles, dis-je , les femmes n’écoutant que l’impulsion de leur cœur, qui les porte à faire des heureux, et méconnoissant la valeur du trésor qu'elles possèdent, s’en laissent dépouiller par les hommes qui, pour les payer de ce bienfait, les abandonnent à leurs remords et les comblent de mépris.

Que ne puis-je inspirer à mon sexe ce besoin imperieux, cette soif ardente de régner sur les hommes, et lui donner en même temps la force de leur resister !

Alors, on ne regarderoit plus, comme un phénomène, une femme de trente ans qui s’écrie avec vérité « J’ai sauvé ma rose ! »


FIN.