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InvectivesVanierŒuvres complètes, volume III (p. 388-389).


XLII

ODE À GUILLAUME II


Guillaume Deux, empereur d’Allemagne
Comme César,
Dans ce « Gastibelza » dont la montagne
A fait un « Sar » ;

Guillaume Deux, l’homme à l’oreille mâle,
Au bras long mal,
Et qui parfois, — faveur impériale !
Agit pas mal,

Napoléon éventif, mais honnête
Mecklembourgeois
Je t’aime quand même, et même c’est bête,
Mais pas bourgeois !


Parce que t’es un homme avec un sabre
(Et bien disant
Des choses non dites par tel quel glabre[1])
Si bien luisant.

Je t’aime comme on aime une ennemie
Que l’on aurait,
Parce que, Sire, au fond, vous n’avez mie
Quelque secret,

Parce que vous êtes un honnête homme
Bien que Prussien,
Par ce que vous êtes un fou tout comme
Moi, ce Messin[2] !



  1. Jules Favre.

  2. Ça rime mal,
    Mais m’est égal.