Hokousaï (Goncourt)/Chapitre 53

Charpentier (p. 265-267).
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LIII

Hokousaï s’est marié deux fois, mais on ignore les noms de ses deux femmes, on ne sait pas même si la séparation avec chacune d’elles a été amenée par la mort ou le divorce ; seulement on a la certitude, que le peintre vivait seul, à partir de 52 ou 53 ans.

De sa première femme, Hokousaï avait eu un fils et deux filles.

Le fils, c’est Tominosouké qui prit la succession de la maison du miroitier Nakajima Issé, et qui mena une vie de désordres, causant mille ennuis à son père.

Les filles, ce sont : Omiyo qui devint la femme de Yanagawa Shighénobou, le peintre, morte quelque temps après son divorce, et qui avait mis au monde ce petit-fils, qui fut une source de tribulations pour son grand-père ; et Otétsou, douée d’un vrai talent de peintre, qui mourut toute jeune.

De sa seconde femme Hokousaï eut également un fils et deux filles.

Le fils, c’est : Takitiro, un petit fonctionnaire de Tokougawa, un peu poète, devenu le fils adoptif de Kasé Sakijiurô, qui éleva le tombeau d’Hokousaï, et dont il prit le nom. Le petit-fils de Takitiro qui s’appelait Kasé Tchôjirô a été le camarade d’école de Hayashi, en l’étude de la langue française, dans la classe de M. Fontaine, actuellement maire d’Asnières.

Les filles, ce sont : Onao, qui mourut dans son enfance ; et Oyei, qui se maria avec un peintre nommé Tômei, mais divorça, et vécut, comme nous l’avons dit, la fin de la vie d’Hokousaï, avec son père. C’était un artiste, qui fit l’illustration de Onna tchôhôki : un livre d’éducation pour la femme, qui traite de la civilité.

Hokousaï avait deux frères aînés et une sœur cadette, tous morts dans leur jeunesse.