Grands névropathes (Cabanès)/Tome 3/6


COLERIDGE

Celui-là fut aussi un opiomane, mais sa psychopathie, si elle se lie dans quelque mesure à son opiumisme, doit être étudiée à part, car même avant l’opium, nombreuses sont les défectuosités, les tares que des biographes pénétrants comme Joseph Aynard, et des psychopathes exercés tel le Dr Dupouy, ont relevées chez Samuel-Taylor Coleridge.

Sans nous dissimuler, comme nous l’avons maintes fois répété, la difficulté qu’on éprouve à poursuivre cette histoire naturelle des hommes supérieurs, qui ne saurait être l’œuvre d’un homme, ni peut-être d’un siècle, nous persistons à penser que la clef d’un caractère, l’explication d’un esprit, se trouveront, le plus souvent, par ce moyen et par nul autre.

Pour Coleridge, le problème se complique de ce fait qu’on est peu fixé tant sur le milieu dans lequel il prit naissance et se développa, que sur sa propre famille.

Il naquit dans un village du Devonshire, sur lequel notre information est en défaut. De ses parents, à peine sait-on que si sa mère était une femme « pratique », ordonnée, le père, un bon et brave clergyman, alliait en sa personne le pédantisme raisonneur et la simplicité évangélique.

Le révérend John Coleridge, vicar de la paroisse d’Ottery-Saint-Mary, et directeur de l’école du village, se plaisait, par ses récits légendaires, à exciter l’imagination — si prompte à cet âge à garder toutes les empreintes — du jeune Samuel, son treizième enfant. D’autres fois, le digne ecclésiastique, distrait de sa nature plus que de raison, parlait doctement et sentencieusement à son fils, âgé de neuf ans, comme s’il eût été déjà un grand garçon. Il n’exerçait aucun contrôle sur ses lectures, lui laissant indifféremment entre les mains des livres de métaphysique et des contes de fée.

À six ans, l’enfant lut, nous dit-on, les Mille et Une Nuits, et ces récits merveilleux firent sur lui une impression telle qu’il était hanté par des spectres toutes les fois qu’il se trouvait dans l’obscurité.

Déjà se préparait le visionnaire, le rêveur à qui répugnera toute activité physique, et que le goût de l’aventure entraînera de bonne heure à fuir le logis paternel, à passer au dehors toute une nuit d’orage, « répétant dévotement ses prières, et pensant en même temps avec une amère satisfaction au désespoir dans lequel devait être sa mère ».



COLERIDGE
(Collection de l’auteur)

Cette escapade n’est qu’un incident, un épisode dans son existence, un des premiers symptômes de sa manie ambulatoire. Il doit être retenu, pour ce motif, qu’il aurait été, à entendre celui qui en fut le héros, l’origine de cet état rhumatoïde dont il se plaignit presque toute sa vie. Il avait, raconte-t-il, passé une rivière à la nage tout habillé, et avait laissé ses vêtements sécher sur lui : un rhumatisme, accompagné de fièvre et compliqué d’ictère, se manifesta, et, de cette époque et de cette maladie daterait ce que certains ont nommé sa neurasthénie et qui nous semble mériter une étiquette toute différente. Sans rien préjuger, disons seulement qu’on remarque déjà, chez le jeune Coleridge, une perturbation nerveuse où prédominent surtout l’instabilité et la mélancolie.

Assez semblable, sous ce rapport, à son père, il n’a, comme l’auteur de ses jours, aucun sens de la réalité ; par moments enthousiaste, il se détache aussi promptement qu’il s’est engoué ; l’indolence alterne chez lui avec l’indécision ; il n’arrive ni à se fixer ni à se déterminer, se passionnant tour à tour pour la médecine et pour la théologie, pour la politique et pour un métier manuel.

Ses désillusions commencent avec l’insuccès d’un journal politico-philosophique, sur lequel il avait fondé les plus grandes espérances. Son abattement se traduit dans une lettre intime qui est pour nous une révélation : à un clergyman de ses amis il écrit qu’il a été « comme suspendu sur le bord de la folie » ; sa situation a été telle, ajoute-t-il, qu’il a été « obligé de prendre du laudanum presque toutes les nuits ». L’aveu est formel, et paraît d’autant plus sincère qu’il l’a laissé échapper dans une de ces heures de confidence, où les plus secrètes de nos pensées s’épanchent, sans que nous ayons la force ou la volonté de les contenir.

Dès le début de ce funeste penchant, qui se développera par la suite, Coleridge semble y avoir goûté une âcre volupté. Il se vante de prendre vingt-cinq gouttes de laudanum toutes les cinq heures et d’en éprouver du bien-être, de la force (ease and spirits). Est-ce à titre de calmant, était-ce pour dissiper son anxiété, qu’il se mit à prendre la drogue malfaisante ? Il semble prouvé que pendant l’été de 1797, on avait conseillé au poète, pour rétablir sa santé, de se retirer dans une ferme isolée ; là lui fut ordonné le médicament dont il devait faire abus plus tard et ses effets furent assez singuliers pour qu’il ait cru devoir les noter.

Il resta, nous confesse-t-il environ trois heures dans un sommeil profond, « au moins des sens externes » ; et pendant ce temps il composa de deux à trois cents vers, « si on peut appeler composition un état dans lequel toutes les images apparaissaient devant lui comme des objets, ou produisant parallèlement les expressions correspondantes, sans aucune sensation ni conscience d’effort ».

À son réveil, prenant sa plume, son encre et son papier, il se mit immédiatement et avec passion à écrire les vers dont il avait gardé un souvenir distinct ; mais appelé à ce moment hors de sa chambre par une personne venue pour l’entretenir d’affaires, à son retour il chercha vainement à reprendre le fil interrompu : il s’aperçut, à sa grande surprise et à son grand regret que, quoiqu’il eût conservé la mémoire, vague et confuse, du thème général de sa vision poétique, à l’exception de quelques vers, tout le reste s’était évanoui, « comme les images sur la surface d’un cours d’eau dans lequel une pierre aurait été lancée ».

Si le récit de Coleridge est vrai, et nous n’avons aucune raison sérieuse d’en suspecter la véracité, nous aurions là, selon l’expression de M. J. Aynard[1], « un exemple, unique peut-être, de création poétique dans le rêve et sous l’influence de l’opium ».

Sans vouloir aborder prématurément un des plus attachants et des plus mystérieux problèmes qui se rattachent à la question de la conception littéraire, nous n’hésitons pas, néanmoins, à déclarer hasardée l’assertion du très érudit biographe de Coleridge. Lui-même reconnaît, d’ailleurs, qu’on a fourni, depuis, d’autres témoignages de création dans le rêve[2], et sur ce point particulier, nous trouvons que le Dr Dupouy[3] a vu beaucoup plus juste. « Si l’opium, écrit-il, a engendré, chez Coleridge, un rêve dont le thème a roulé sur une lecture immédiatement antécédente, l’objet de ce rêve d’opium n’a pu être choisi que par une influence subconsciente, sinon par un effort conscient, et parce qu’il avait auparavant excité l’imagination du poète en pleine période d’activité créatrice et vraisemblablement en proie à une exaltation anormale… Au lieu d’être, comme la méditation volontaire, un laborieux architecte qui amasse péniblement ses matériaux avant de construire avec eux un solide édifice, l’opium n’a été qu’un habile prestidigitateur qui, par un jeu de glaces, fait apparaître aux yeux émerveillés du spectateur, l’image d’un palais enchanté mais illusoire, qui fuit et s’évanouit lorsqu’on tente de s’en approcher. »

Il importe, du reste, de remarquer que d’autres œuvres de Coleridge de cette même période où il ne prenait encore de l’opium qu’à titre de médicament, ne portent nullement ce stigmate morbide qu’on y pourra découvrir à une période plus avancée de sa vie littéraire.

Dans l’opium, Coleridge n’a cherché jusqu’alors que l’oubli de ses peines et l’atténuation de ses souffrances. Sa santé cérébrale n’est pas encore atteinte ; tout au plus a-t-il de vagues aspirations vers le mysticisme. S’il étudie avec ardeur la philosophie ancienne, il se déclare « curieux de tous les phénomènes étranges et des écrits de tous les rêveurs ». Il médite de former « un système régulier des rêveries swedenborgiennes », en même temps qu’il se passionne pour la chimie, trouvant que les expériences de Priestley « donnent des ailes à ses plus sublimes écrits théologiques ».

Ce mélange de mystique et de science ne laisse pas d’être caractéristique d’une mentalité spéciale. C’est l’époque où Coleridge parle d’aller étudier, en Allemagne, non seulement la chimie mais encore l’anatomie, et de rapporter d’outre-Rhin, avec les ouvrages de Semler et de Michaelis, théologiens allemands, ceux de Kant, « le grand métaphysicien », Kant qu’il ne connaissait encore, sans doute, que de nom et qu’il tenait à pénétrer jusque dans ses moindres replis. À ce dessein, et aussi pour renouveler ses sensations, Coleridge partait de Yarmouth pour Hambourg le 16 septembre 1798 à la poursuite d’une Allemagne idéale, « peuplée de poètes et de philosophes ».

Sa première désillusion, l’illustre Klopstock la lui procura. Ce bon vieux Klopstock, l’auteur de la Messiade, lui apparut sous un jour des plus défavorables et Coleridge ne dissimule pas sa déception à la vue de ce bonhomme « plutôt au-dessous de la taille moyenne », coiffé de sa perruque à toupet, frisée et poudrée, dont les jambes étaient horriblement enflées, et qui n’avait plus de dents à la mâchoire supérieure ! Dès ce moment, il sent qu’il ne sympathisera pas avec les Germains. « La grossièreté de cette Allemagne, les beuveries jusqu’à ce que l’ivresse vienne, les fumeries jusqu’à ce que la chandelle s’éteigne, tout cela choquait sa sensibilité de poète » et d’Anglais aussi. Il éprouve bientôt le mal du pays et se demande s’il ne va pas regagner les rives embrumées de la Tamise ; mais il hésite, toujours indécis sur la détermination à prendre.

Nous le retrouvons, quelques années plus tard, dans une résidence que lui a choisie Wordsworth, sur les bords du lac de Derwent, qui n’a qu’un inconvénient, mais il est sérieux : le climat qui règne dans la région ne convient nullement à un tempérament rhumatisant. De plus, la maison baigne presque dans la rivière qui borde le jardin et dont le « rugissement » rappelle au poète le Cocyte des Grecs. Séduit par un beau paysage, il croyait enfin avoir abordé au paradis de ses rêves. Mais cette atmosphère de calme, tout en détendant ses nerfs, l’avait rendu inapte à tout travail : il se trouvait frappé de stérilité intellectuelle, sa faculté de conception était comme paralysée.



LA DEMEURE DE WORDSWORTH ET LES LACS
(Extrait du « Voleur » 1861)

À ce moment semblent avoir éclaté les premiers symptômes de cette maladie difficile à caractériser, qui n’était pas, à véritablement parler, de la neurasthénie, mais se traduisait par l’impuissance, par le désespoir de ne pouvoir créer. C’est alors que Coleridge recourut de nouveau aux excitants factices, qu’il se remit à prendre de l’opium, dont progressivement il augmentera les doses, pour tâcher de surmonter cet état de dépression auquel il s’abandonnait sans résistance.

Entre temps, il était repris de douleurs mal définies, qu’il attribuait à l’humidité du climat et qui probablement étaient de nature rhumatismale ; une conjonctivite, vraisemblablement de même origine, lui rendait la lecture autant que l’écriture pénible. Ses idées volontaires passaient, dit-il, devant lui à chaque minute, « plus ou moins transformées en hallucination ». Était-ce l’influence du narcotique ? Ce trouble de la vision en était-il indépendant ? La chose est malaisée à déterminer, faute d’une confession plus étendue. Tout ce que nous savons, par des relations contemporaines, c’est qu’en 1802 — la date est précise — Coleridge se rendit insupportable à ses amis par ses excentricités. « Jamais il ne fut aussi près de la folie. Il faisait des centaines de kilomètres à pied pour forcer sa maladie, ce rhumatisme réel ou imaginaire, à se porter aux extrémités et redoutait les horreurs du sommeil à tel point qu’il s’efforçait de se tenir éveillé trois nuits sur quatre[4]. »

Au mois de janvier de l’année suivante, Coleridge nous informe que pour se remettre d’une indisposition causée par le froid, il s’est contenté de prendre de l’éther, et qu’il en a obtenu « un résultat merveilleux ». Il a renoncé, provisoirement, aux préparations opiacées, depuis que son indisposition a pris les caractères d’un asthme, « état dans lequel l’opium ne produit que des effets désagréables ». Enregistrons ce demi-aveu : s’il mentionne cette particularité, c’est qu’il a, pour une fois, dérogé à une habitude invétérée. Cette manie de se droguer n’avait pas, du reste, échappé aux amis qui l’observaient ; l’un d’eux écrivait à ce sujet : « Coleridge se drogue pour des malaises qui énerveraient n’importe qui au point de le pousser à se droguer. » Ici encore nous avons la preuve que Coleridge fut amené à devenir opiophage autant pour apaiser ses souffrances que pour satisfaire sa curiosité de sensations nouvelles. « Mon seul désir, déclarera-t-il, était de ne pas souffrir » ; mais il franchira bientôt les limites où, cessant d’être remède, la substance devient poison.

Volonté abolie, attention distraite, conversations décousues, correspondance irrégulière, — au point de ne pas lire, pendant des mois, les lettres qu’il recevait — tout cela, l’abus de l’opium suffit à l’expliquer, mais il nous manque un témoignage décisif : ce témoignage, voici qu’il nous est apporté, et par qui ? Par un autre esclave de l’opium, par Thomas de Quincey, dont au chapitre précédent nous avons exposé le « cas ».

Coleridge, au dire de Quincey, lui aurait fait, dès leur première entrevue, la confession de sa déplorable manie. Pour Quincey, l’opium aurait tué Coleridge comme poète, mais celui-ci devait à la drogue « toute son animation dans la conversation ». Ce que Quincey ne dit pas, c’est que son exemple avait achevé de démoraliser Coleridge qui — et on peut faire cette constatation dans des cas analogues — loin de se guérir de sa passion, ne s’y livra qu’avec plus d’ardeur au contact d’un prosélyte. Les lettres que Coleridge écrivait, en 1808, à un des êtres qu’il affectionnait le plus, à Charles Lamb, trahissent ses angoisses à cette date. « Ô Charles, je suis très, très malade. Vixi. » Un autre jour : « Dieu vous bénisse, cher Charles Lamb ! Je suis mourant. Je sens que je n’ai plus beaucoup de semaines à vivre. » Et en octobre 1811 : « Je ne serai pas longtemps sur cette terre, Charles. Moi parti, vous ne me reprocherez pas d’avoir gâté un livre pour laisser un souvenir. »

Fait remarquable et qui n’a pas laissé d’être remarqué[5], tant qu’il fut sous l’influence de l’opium, Coleridge a produit peu et surtout peu de bonnes choses : quelques conférences littéraires, décousues pour ne point dire incohérentes (1808) ; quelques articles de journaux, politiques ou philosophiques. Ses conférences sont bien plutôt des causeries, des improvisations, plus ou moins brillantes, que de véritables études, car le travail de préparation lui est devenu trop pénible et son attention est si défectueuse, si mobile, qu’elle ne peut demeurer fixée sur le sujet choisi. C’est une tâche qu’il s’impose, alors que sa pensée vagabonde ailleurs.

Vers la fin de l’année 1814, une amélioration se produisait ; des amis, qui avaient accueilli Coleridge, avaient pris à tâche de le guérir de l’opium ; mais il leur déclarait, au bout de peu de temps, qu’il aimait mieux mourir que de continuer à supporter les souffrances que lui causait la privation de l’infernale drogue. Il retomba donc dans son péché ; mais par un retour offensif de volonté il s’affranchissait à nouveau de la tyrannique habitude et il s’ensuivait une période heureuse de travaux continus. Elle fut de courte durée : en avril 1816, le malheureux partait pour Londres et se logeait dans la maison d’un pharmacien, pour se guérir. Un hasard providentiel lui fit rencontrer là un médecin qui lui donna le seul conseil raisonnable qu’il eût jamais reçu, celui de se confier aux soins d’un spécialiste : c’est alors que Coleridge prit pension chez le Dr Gillmann, à Highgate. Il avait l’intention d’y passer quelques mois, il y resta dix-huit années — c’est-à-dire jusqu’à sa mort, — avec de rares interruptions.

Carlyle, qui l’y vit, a narré ses impressions dans un récit célèbre.

«  En ces dernières années, écrivait l’illustre historien, Coleridge était assis au sommet de Highgate Hill, regardant d’en haut Londres et son tumulte, enfermé comme un sage échappé à l’inanité de la bataille de la vie… » — « J’ai vu, conte-t-il à un autre endroit, bien des curiosités et je ne compte pas comme la moindre Coleridge, le métaphysicien de l’école de Kant, ex-poète des Lacs… C’est une bonne âme, pleine de religion et d’affection, de poésie et de magnétisme animal (sic)… Il a horreur de la peine et de la souffrance sous toutes ses formes. Son attitude même le montre… Ses yeux ont une espèce d’anxiété impuissante… Je l’estime un homme d’un grand génie, sans utilité, un homme étrange, pas du tout un grand homme. »

Carlyle avait-il vu Coleridge dans de mauvais jours ? On peut, à la rigueur, le supposer ; mais nous savons, d’une autre source, que ce dernier avait « les yeux égarés, la physionomie blême, la démarche hésitante, la main tremblante et le corps en déroute ». Comme tous les opiomanes chroniques, il ne travaillait plus, ou du moins ne produisait que des œuvres de courte haleine, sans lien et sans méthode. Vieilli avant l’âge, — il avait les cheveux blancs à quarante-deux ans — Il était physiquement et moralement déchu. La ruine de son intelligence, l’affaissement de sa volonté, la perte de son souffle poétique, voilà ce qu’avait gagné Coleridge à l’usage de la drogue néfaste ; mais avant d’être opiophage, il convient de ne pas oublier que Coleridge fut un « déséquilibré, doublé d’un psychopathe », et que son funeste penchant est étroitement lié à sa psychopathie.

Chez lui, l’opium n’a rien créé, pas même une maladie mentale. Né d’un père « pathologiquement original », il avait un terrain tout préparé pour la psychose dont nous avons déroulé les étapes successives. Sa toxicomanie a-t-elle eu sa cause primordiale dans ses accès de mélancolie ? Il y a forte apparence. Ce qu’on peut dire, dans tous les cas, c’est que son opiumisme ne fut qu’un « accident surajouté à sa psychose périodique, maniaque dépressive ». L’opium a joué un rôle important dans « l’anarchie mentale » de Coleridge, mais il serait injuste et faux de prétendre, sans tenir compte de l’organisme sur lequel elle eut à agir, que la drogue fut seule coupable de cette déchéance.




  1. La vie d’un poète, Coleridge, par Joseph Aynard.
  2. Cf. l’article de M. R. Bergson, dans la Revue Scientifique, du 8 juin 1901.
  3. Les Opiomanes, par le Dr Roger Dupouy.
  4. Campbell, cité par Aynard.
  5. Notamment par le Dr R. Dupouy.