Fragments d’histoire/13

Imprimerie officielle (p. 52-53).

RUE DE LA RÉPUBLIQUE


S’appelait d’abord rue Saint-François, devint ensuite rue Ferdinand de Lesseps, parce que le grand français, de passage à Fort-de-France, fut reçu dans une maison de cette rue, N° 92, alors occupée par M. Albert Godissard. L’immeuble n’avait pas à cette époque l’issue actuelle sur la rue Amiral de Gueydon. C’est aujourd’hui le siège de la Compagnie des Câbles français.

Tout l’espace qui est entre les rues de la République, Galliéni, Louis Blanc, Schœlcher et Amiral de Gueydon constituait la vaste place Vallière[1], sans doute du nom du Chevalier de Valière, Gouverneur général de la Martinique du 2 janvier 1771 au 9 mars 1772.

La rue de la République et la rue Galliéni sont reliées par un passage non carrossable qui sépare le Fourneau Économique de la Cité Clarac, ainsi appelée du nom du constructeur des appartements qui longent ce passage d’un côté.

La rue de la République a été récemment élargie, sur la moitié environ de sa longueur.

Au n° 13, la Royal Bank Of Canada.

Au n° 28, les Consulats du Danemark et des Pays-Bas.

En face de la Place Volny, la Direction et les bureaux de l’Enregistrement, des Domaines, des Hypothèques et des Contributions directes.

Au n° 72, était une école primaire paroissiale qui portait une plaque rappelant le souvenir de l’Abbé Joachim Barria, directeur, de 1910 à 1918, de l’établissement qu’il avait créé et développé. Une construction moderne s’élève sur l’emplacement de l’ancien bâtiment et sera aussi affectée à l’école et à d’autres œuvres paroissiales : maîtrise, bibliothèque, salle de lecture, siège de diverses sociétés.

Au n° 47, l’Ouvroir des jeunes orphelines fondé le 20 mars 1852 par Madame Vaillant, femme du Gouverneur. Il est dirigé par les sœurs de Saint-Paul de Chartres et a été reconnu d’utilité publique par décret du 4 juillet 1872.

  1. Arch. min. col. n° 379 et 407- Plans n° 1783 et 1884