Festons et astragales/Intérieur

Festons et astragalesAlphonse Lemerre, éditeur (p. 21-22).

Intérieur


 


La mère de famille a quitté la maison,
Elle dort maintenant sous la colline verte.
Le père s’est assis dans la salle déserte,
Tandis qu’à l’âtre éteint fume un maigre tison ;

Le père s’est assis, les coudes sur la table,
Et pressant dans ses mains son front chargé d’ennui ;
Ses trois fils aux bras forts, rangés autour de lui,
Ne sauraient soulever le fardeau qui l’accable.



Mais la petite fille a neuf ans, pour le moins.
La petite descend, va, vient, court, se trémousse,
Elle commande aux gens et grossit sa voix douce,
Ménagère à l’œil bleu, qui jouait dans les foins !