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Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Faon et la Biche (bilingue)

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Le Faon et la Biche.

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LE FAON ET LA BICHE


Un jour un faon dit au cerf : « Père, tu es plus grand et plus vite que les chiens, et tu as de plus des cornes merveilleuses pour te défendre. Pourquoi donc fuis-tu ainsi devant eux ? » Le cerf répondit en riant : « C’est vrai, mon enfant, ce que tu dis là ; mais il y a une chose certaine, c’est que, lorsque j’entends l’aboiement d’un chien, aussitôt je me précipite je ne sais comment vers la fuite. »

Cette fable montre qu’aucune exhortation ne rassure un cœur naturellement lâche.

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Νεβρὸς καὶ ἔλαφος

Νεβρός ποτε πρὸς τὸν ἔλαφον εἶπε· « Πάτερ, σὺ καὶ μείζων καὶ ταχύτερος κυνῶν πέφυκας, καὶ κέρατα πρὸς τούτοις ὑπερφυᾶ φέρεις εἰς ἄμυναν. Τί δή ποτ᾿ οὖν οὕτω τούτους φοβῇ; » Κἀκεῖνος γελῶν εἶπεν· « Ἀληθῆ μὲν ταῦτα φῇς, τέκνον· ἓν δ᾿ οἶδα, ὡς, ἐπειδὰν κυνὸς ὑλακὴν ἀκούσω, αὐτίκα πρὸς φυγὴν οὐκ οἶδ᾿ ὅπως ἐκφέρομαι. »

Ὁ μῦθος δηλοῖ ὅτι τοὺς φύσει δειλοὺς οὐδεμία παραίνεσις ῥώννυσιν.