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Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/La Tortue et le Lièvre (bilingue)

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir La Tortue et le Lièvre.

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LA TORTUE ET LE LIÈVRE


La tortue et le lièvre disputaient qui était le plus vite. En conséquence ils fixèrent un jour et un endroit et se séparèrent. Or le lièvre, confiant dans sa vitesse naturelle, ne se pressa pas de partir ; il se coucha au bord de la route et s’endormit ; mais la tortue, qui avait conscience de sa lenteur, ne cessa de courir, et, prenant ainsi l’avance sur le lièvre endormi, elle arriva au but et gagna le prix.

Cette fable montre que souvent le travail l’emporte sur les dons naturels, si on les néglige.

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Χελώνη καὶ λαγωός.

Χελώνη καὶ λαγωὸς περὶ ὀξύτητος ἤριζον. Καὶ δὴ προθεσμίαν στήσαντες καὶ τόπον ἀπηλλάγησαν. Ὁ μὲν οὖν λαγωὸς διὰ τὴν φυσικὴν ὠκύτητα ἀμελήσας τοῦ δρόμου, πεσὼν παρ’ ὁδὸν ἐκοιμᾶτο. Ἡ δὲ χελώνη συνειδυῖα ἑαυτῇ βραδύτητα, οὐ διέλιπε τρέχουσα, καὶ οὕτω κοιμώμενον τὸν λαγωὸν παραδραμοῦσα ἐπὶ τὸ βραδεῖον τῆς νίκης ἀφίκετο. Ὁ λόγος δηλοῖ ὅτι πολλάκις φύσιν ἀμελοῦσαν πόνος ἐνίκησεν.