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Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/La Fourmi et la Colombe (bilingue)

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir La Fourmi et la Colombe.

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LA FOURMI ET LA COLOMBE


Une fourmi pressée par la soif était descendue dans une source et, entraînée par le courant, elle était en train de se noyer. Une colombe, l’ayant aperçue, détacha un rameau d’un arbre et le jeta dans la source ; la fourmi monta dessus et fut sauvée. Sur ces entrefaites un oiseleur s’avança avec ses gluaux ajustés pour prendre la colombe. La fourmi s’en étant aperçue, mordit le pied de l’oiseleur, qui, sous le coup de la douleur, jeta ses gluaux et fit aussitôt envoler la colombe.

Cette fable montre qu’il faut payer de retour ses bienfaiteurs.

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Μύρμηξ καὶ περιστερά.

Μύρμηξ διψήσας, κατελθὼν εἰς πηγήν, παρασυρεὶς ὑπὸ τοῦ ῥεύματος ἀπεπνίγετο. Περιστερὰ δὲ τοῦτο θεασαμένη κλῶνα δένδρου περιελοῦσα εἰς τὴν πηγὴν ἔρριψεν, ἐφ᾿ οὗ καὶ καθίσας ὁ μύρμηξ διεσώθη. Ἰξευτὴς δέ τις μετὰ τοῦτο τοὺς καλάμους συνθεὶς ἐπὶ τὸ τὴν περιστερὰν συλλαβεῖν ᾔει. Τοῦτο δ᾿ ὁ μύρμηξ ἑωρακὼς τὸν τοῦ ἰξευτοῦ πόδα ἔδακεν. Ὁ δὲ ἀλγήσας τούς τε καλάμους ἔρριψε καὶ τὴν περιστερὰν αὐτίκα φυγεῖν ἐποίησεν.

Ὁ μῦθος δηλοῖ ὅτι δεῖ τοῖς εὐεργέταις χάριν ἀποδιδόναι.