Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Les Pots

Pour les autres éditions de ce texte, voir Les Pots.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 153r).
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LES POTS


Un pot de terre et un pot de cuivre étaient emportés par le courant d’une rivière. Le pot de terre dit au pot de cuivre : « Nage loin de moi, pas à mes côtés ; car si tu me touches, je vole en éclats, même si je m’approche de toi sans le vouloir. »

La vie n’est pas sûre pour le pauvre qui a pour voisin un prince rapace.