Entre deux rives/« Nos glorieux Régiments »

Imprimerie de l'Action sociale (p. 83-99).

Nos glorieux régiments




Le 9eme régiment de ligne, Chevalier de l’Ordre de Léopold


En conférant à son drapeau la croix de chevalier de l’Ordre de Léopold, le Roi Albert a accordé au 9ème Régiment de ligne la distinction collective la plus glorieuse qu’une troupe puisse ambitionner. C’est la juste récompense de l’héroïsme déployé par ce régiment dans les violents combats du 17 avril, qui lui permirent de jouer, à côté d’autres unités non moins valeureuses, un rôle particulièrement brillant. C’est aussi la consécration de la belle renommée qu’il s’est acquise au cours des luttes ardentes soutenues par l’armée belge depuis le début de la campagne.


De Liège a Anvers


Tenant garnison à Bruxelles, en temps de paix, le 9ème régiment de ligne appartient à cette vaillante troisième division d’armée, plus connue sous le nom de «  division de Liège ». Il était commandé par le colonel Meiser, le même brillant chef qui, coopérant avec l’amiral Ronarc’h à la défense de Dixmude, se trouvait à la tête de la fameuse brigade B dont les deux régiments, le 11ème et le 12ème de ligne, obtinrent pour leurs drapeaux troués par la mitraille, la même croix d’honneur et de gloire que le 9ème vient conquérir.

Transporté à Liège, le régiment du colonel Meiser participe du 4 au 6 août aux combats acharnés qu’une garnison héroïque soutient contre les corps d’élite précipités en masse à l’assaut de la forteresse. Ses bataillons se distinguent surtout dans la défense des forts Embourg-Boncelles. À Sart-Tilmant, se livrent des luttes sanglantes où les fantassins du 9ème de ligne déploient les plus belles qualités de courage et de sacrifice.

Quand, le 6 août, l’ordre de la retraite arrive, le régiment se retire avec le reste de la 3ème division d’armée dans la région de Louvain, afin de se refaire et se réorganiser. Il a subi de lourdes pertes. On le fusionne avec le 29ème de ligne pour reconstituer un régiment à effectifs normaux. Le moral des hommes est magnifique. Les rudes journées de Liège ont ancré dans tous les esprits une résolution plus farouche encore d’accomplir jusqu’au bout tout le devoir que la Patrie exige.

Le 17 août le colonel Meiser est appelé au commandement d’une brigade et le 9ème de ligne passe sous les ordres du lieutenant-colonel Flébus. L’ère des épreuves les plus douloureuses allait s’ouvrir pour notre armée.

L’armée allemande d’invasion, forte de 500 000 hommes, venait en effet de s’ébranler. Pour n’être pas submergées par ce flot, nos troupes durent, le 18 août au soir, abandonner leurs positions de la Cette et se replier sur Anvers.

Des arrière-gardes sont chargées de retarder la marche de l’ennemi. Le 9ème, pour sa part, doit tenir les débouchés d’Herschot pendant le temps nécessaire à l’écoulement de nos colonnes. Violemment attaqué, le 19 août, il soutient le choc avec la plus grande bravoure et ne se retire, en bon ordre, qu’après avoir accompli sa mission.


Les combats devant Anvers


L’ennemi s’imagine peut-être que l’armée belge réunie à l’abri des fortifications d’Anvers, y va demeurer l’arme an pied. Mais dès le 25 août, pendant la bataille de la Sambre, nos divisions exécutent une première sortie et s’emparent de Holstade, Sempst, Weerde, Eppeghem. Le 9ème de ligne, faisant partie des troupes de réserve, n’eût pas à intervenir directement dans cette opération à but limité.

Il en fut autrement lors de la deuxième sortie, laquelle, du 9 au 13 septembre, coïncide avec la victoire de la Marne et contribue si efficacement à la défaite allemande. Dans le secteur capital affecté à sa division, il livre les combats acharnés et victorieux de Haecht et de Ovar-de-Vaart, repoussant l’ennemi de positions fortement organisées, attaquant avec une fougue splendide malgré les pertes subies.

Rentré ensuite avec l’armée sous les murs de la forteresse, le 9ème de ligne participe à la tâche commune : amélioration des travaux de défense, exécution de multiples reconnaissances offensives dont l’objet est de harceler l’ennemi et de pénétrer ses intentions.

Puis viennent les jours angoissants et terribles du siège d’Anvers. La 3ème division est maintenue en réserve à la disposition du Commandement, C’est-à-dire que, tour à tour, ses unités sont dirigées vers les points les plus menacés où, sous le poids des attaques et l’avalanche des projectiles, les lignes menacent à tout instant de se rompre. Nul repos, nul répit pour notre armée harassée et meurtrie dont tous les espoirs, l’un après l’autre, s’évanouissent.

Écrasés par les obus monstres, les forts sont réduits à l’état de décombres. Le front craque partout. Les brèches constamment s’élargissent. Il n’est bientôt plus qu’un salut : abandonner la forteresse et, par la retraite, sauver l’armée de campagne du désastre total. Le mouvement de repli vers la côte doit commencer dans la nuit du 6 au 7 octobre. Dans la journée du 6, l’ordre est donné au 9ème de ligne de tenir coûte que coûte la ligne de la Nèthe en face de Waelhem. Un bombardement d’une violence exaspérée s’acharne sur les positions qu’il occupe. Mais il s’accroche, sans faiblir un moment, au terrain dont on lui a confié la garde, malgré la fatigue et les vides sanglants qui se creusent dans ses rangs. Il tient jusqu’à la tombée du jour, jusqu’à l’heure fixée pour commencer son repli. Le régiment a témoigné d’un tel courage et d’un tel esprit de sacrifice que le général Orth, commandant la brigade, adresse au colonel Flébus des félicitations enthousiastes « pour l’attitude splendide du 9ème de ligne », dans l’accomplissement de sa périlleuse mission.


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Sur l’Yser


Et c’est la retraite alors, exténuante et tragique, vers l’Yser où notre ligne enfin se soude à celle de nos alliés. Nos troupes sont à bout de forces, mais non de courage et de volonté ! Une tâche formidable va leur échoir encore. On les verra réaliser ce miracle de briser la ruée allemande vers Dunkerque et Calais avec l’unique appui, d’abord, de la brigade des fusiliers-marins français, avec le concours, ensuite, de la 42ème division du général Grossetti.

Au début de la bataille, pendant que la brigade Meiser est à Dixmude, le restant de la 3ème division est momentanément en réserve. Mais ses unités ne tarderont pas à être lancées dans la fournaise. Le 9ème de ligne, dès le 19 octobre est mis à la disposition de la 2ème division d’armée, laquelle, sous les ordres du général Dossin, résiste dans la région de Nieuport aux efforts répétés d’un assaillant formidable et obstiné.

Du côté de Lombartzyde, l’ennemi est parvenu à refouler nos lignes avancées. Ordre est donné de contre-attaquer. C’est une tâche effroyable, car l’ennemi tient sous un feu d’enfer tout le terrain à parcourir. Les bataillons du 9ème progressent cependant avec une énergie merveilleuse et atteignent la plupart de leurs objectifs. Mais les pertes subies — 9 officiers et 400 hommes — disent éloquemment avec quel stoïcisme ce nouvel et rude effort fut réalisé. Le général Dossin félicite le régiment et le général Orth lui adresse ce bref mais émouvant message : « Je suis fier d’avoir le 9ème dans ma brigade. Il a été admirable aujourd’hui. »

Deux jours plus tard, le 22, l’ennemi s’étant emparé de nouveau de Lombartzyde et de la ferme Groote-Bamburg, une nouvelle contre-attaque est montée. Il s’agit cette fois de réoccuper les lignes d’où la division française Grossetti, qui arrive enfin, projette de s’élancer contre la droite allemande. Cette contre-attaque est menée par un groupement placé sous les ordres du Colonel Jacquet ; le 9ème en fait encore partie. La tâche est ardue mais on l’accomplira malgré tout. Le 9ème, pour sa part, gagne du terrain sous un feu meurtrier, s’organise sur les positions à occuper, repousse des assauts de jour et de nuit, et se maintient, en dépit d’un bombardement féroce, jusqu’au moment où des troupes françaises viennent le relever.

Son rôle cependant n’est pas fini. Le 24 octobre, tandis que le premier bataillon va renforcer le 5ème de ligne du côté de St-Georges, les deuxième et troisième bataillons sont constitués sous les ordres du colonel Flébus en un groupement qui doit agir, avec des unités du général Grossetti, vers le centre de la ligne de bataille pour y arrêter la progression alarmante des Allemands ayant franchi l’Yser. Quatre jours durant, dans la région de Pervyse, ces bataillons luttent et tiennent avec le même acharnement magnifique.

Comme ils sont épuisés par les fatigues et les privations, le 28 on envoie le 9ème au repos, pour quelques heures, du côté de Coxyde. On se compte ; il reste 25 officiers et 1 300 hommes valides ! En hâte on reforme les unités, on les étoffe à l’aide de quelques renforts reçus et le 30, le 9ème retourne le long du chemin de fer de Ramscappelle à Dixmude reprendre sa place de combat en première ligne.

Mais la bataille de l’Yser est terminée. L’ennemi, battu, a fui en désordre devant l’inondation qui monte. Il n’a pu renverser le fragile barrage qu’un héroïsme surhumain a élevé sur sa route.


Depuis 1914


L’histoire de ce superbe 9ème de ligne se confond désormais avec celle que notre armée entière à écrite depuis qu’elle tient inébranlablement ses positions de l’Yser. C’est l’effort gigantesque accompli pour organiser les lignes élevées dans l’eau et dans la boue, pour reconstituer les unités terriblement meurtries et presque dépourvues de tout. C’est la lutte perpétuelle faite de mille incidents généralement ignorés. Ce sont les bombardements qu’il faut subir sans broncher, les attaques à repousser, les postes qu’il faut reprendre, les raids et les incursions dans les lignes ennemies, les patrouilles hardies qui s’aventurent au milieu des ténèbres dans le bourbier du « no man’s land ». C’est le travail incessant, sous la mitraille et les obus, et quelles que soient les souffrances et les pertes, l’obstination farouche de « tenir » quoi qu’il arrive, jusqu’à ce que, pour l’ennemi, sonne l’heure de la défaite et du châtiment.

Nos troupes ont suffisamment prouvé le 17 avril l’ardeur qui les anime et quel irrésistible élan les jettera sur le Boche le jour où l’ordre leur sera donné d’attaquer à leur tour. Le moment n’est point venu de dire en détail tout ce que le 9ème régiment a accompli au cours de ses combats de Merkem dont le nom est venu s’inscrire, en lettres flamboyantes, sur les emblèmes des unités fameuses qui ont infligé ce jour-là un si cuisant échec aux Barbares d’Outre-Rhin. Ce qui est certain, c’est que dans la défense comme dans l’attaque, ce régiment a fait preuve d’une énergie et d’un mordant exceptionnels bien dignes du passé que nous avons évoqué à grands traits.




Québec, août 1918.


Louise à Raymond


De retour dans ma bonne ville, « la ville des souvenirs », comme nous aimons l’appeler, j’ai pris plaisir à lire votre dernière lettre qui m’avait devancée de quelques heures.

Je n’ai pas trouvé bizarre cette industrie que vous dirigiez jadis et que vous n’abandonnerez pas quand la Paix vous rendra à vos foyers. Il y a toute une leçon de choses à puiser dans ces explications méthodiques qui m’ont fortement intéressée. J’ignorais qu’on pût fabriquer tant de choses avec un « pied de bœuf » !

Quant aux réquisitions des Allemands, une pareille conduite de leur part ne m’étonne pas, et l’univers est maintenant fixé sur leur mentalité brutale et vile. Mais l’heure de rendre les comptes approche sans doute ; on les forcera, ces bandits, à rendre gorge, et vous retrouverez les jours sereins et bien remplis d’autrefois. L’avenir devra récompenser largement ceux dont le cœur est resté fort dans l’adversité, et vous êtes du nombre… Soyez en fier !

Par les détails que vous m’avez fournis, j’ai suivi avec émotion les étapes glorieuses de votre superbe 9ème régiment de ligne dont votre Roi-Soldat vient de reconnaître officiellement la généreuse bravoure. On ne pourra jamais vanter assez hautement tous les actes d’héroïsme que vous avez su accomplir !

Pour vous distraire, je vous envoie des cartes vous montrant le village de Sainte-Anne-de-Beaupré, sa basilique, son Musée Royal, etc. Cet endroit est le lieu de pèlerinage le plus fréquenté de toute l’Amérique du Nord. Sainte Anne est la grande Thaumaturge qui ne cesse pas de guérir et de consoler ceux qui vont s’agenouiller dans son sanctuaire.

Revenons un instant à la cité de Québec et contemplons un peu le monument qui réunit Montcalm et Wolfe dans un même éternel et glorieux repos. Cet obélisque, dévoilé eu 1828, mesure au-delà de soixante pieds.

Vous trouverez encore des vues de quelques jolies place d’eaux de la rive sud : Kamouraska, avec ses galets énormes et ses villas superbes, la Rivière-du-Loup, qu’on appelle encore Fraserville, du nom de ses seigneurs, le coin préféré d’un grand nombre de nos citadins, et enfin Cacouna, la perle des plages !…

Je vous adresse de plus, par colis, un foulard de laine azur tricoté aux heures paisibles des vacances. Puisse-t-il mettre un peu de sa couleur de ciel dans votre vie !

À mon tour maintenant de piquer votre curiosité : dans ce groupe de femmes qui babillent sur le gazon vert, devinerez-vous votre cousine ?…

À bientôt n’est-ce pas ?




Septembre 1918.


Raymond à Louise


Par « voie détournée », j’ai reçu ce matin une photographie de maman ainsi qu’une longue lettre de petite sœur, datée de « Bruxelles, dimanche, le 4 août ». Je vous en cite quelques lignes : « 10 heures ! La messe des Boches est terminée… Frémissante et joyeuse, la foule envahit à son tour la vaste nef ! C’est comme une conquête : le peuple bruxellois reprend son église à l’étranger honni… Le décor change aussitôt et les vieilles pierres, fatiguées de l’oppression teutonne, prennent subitement un air de fête pour nous dire : « Bonjour ! »

La grand’messe commence, se poursuit et s’achève par la bénédiction du Saint-Sacrement, au milieu du recueillement le plus profond. L’office terminé, la foule écoute jouer l’orgue… On attend, on espère un air qui ne vient pas : « la Brabançonne ! »… Le Boche a cru sage de défendre cet air national, pensant peut-être imposer silence à nos cœurs, à notre amour du sol natal… Eh ! bien, s’ « ils » ne permettent pas qu’on le joue, notre hymne du pays, on le chantera !… Des cris se font entendre : « Vive le Roi ! Vive la Reine ! Vive la Belgique ! » et l’âme belge laisse éclater le flot trop contenu de son ardeur patriotique… On voit de mâles visages pâlir d’émotion, des vieillards s’émouvoir, on monte sur les chaises, on agite des chapeaux, et « la Brabançonne » jaillit enfin, impatiente et nerveuse, des poitrines dilatées… Et toujours : « Vive le Roi ! Vive la Reine ! Vive la Liberté ! »

Puis le peuple s’apaise un peu, mais les refrains se succèdent,… l’église se vide, et tous les groupes s’amassent sur la Place… On crie à pleins poumons : « Vive la Belgique libre et indépendante ! »… Les policiers boches, en civil, les poings fermés, essaient de faire bonne figure, serrés, débordés par la foule… À la fin ils se décident à remplir leur rôle odieux, et au hasard, avec des gestes de brutes, ils arrêtent n’importe qui… On les hue, on les traite de lâches, et l’on se dirige vers la Place des Martyrs, ou reposent nos derniers combattants de la révolution de 1830, ces vaillants défenseurs de notre indépendance !… Mais le passage est interdit ! De loin, chacun salue avec respect le monument des Martyrs, symbole de la Liberté. »

N’est-ce pas qu’il faut les admirer, cousine, ceux qui sont restés au pays ?…

Merci beaucoup de la photographie où j’ai cru vous deviner, assise au pied d’un arbre, un livre entr’ouvert sur vos genoux… Dites vite que je ne me suis pas trompé !

Vos cartes illustrées m’intéressent de plus en plus. J’admire fort ces ravissants paysages de votre rive Sud et Cacouna surtout qui, par son charme pittoresque, ferait les délices d’un pinceau d’artiste.

Ma santé est toujours bonne et j’essaie de demeurer philosophe, en souhaitant le retour au foyer. On nous le fait espérer pour 1919, et ce n’est pas trop tôt assurément. On compte beaucoup sur l’appui des troupes de l’Amérique, qui arrivent continuellement. En attendant je vis à la grâce de Dieu, et les heures passent longues et monotones, parfois joyeuses et brèves, quand je vous écris, quand je vous lis, par exemple !

Il est neuf heures : je vais aller dormir sur mon sac de paille et rêver du bon lit, bien chaud et douillet qui m’attend au pays !…




Septembre 1918.


Louise à Raymond


Je viens de lire vos pages toutes vibrantes de patriotisme et de fierté. Ce récit que vous fait petite sœur m’impressionne beaucoup, et je souffre avec les « martyrs d’aujourd’hui qui vont religieusement, par un dimanche matin, saluer vos martyrs de 1830 et l’image de la Liberté.

Comme il doit être doux et consolant à vos cœurs de soldats tenaces de constater que le peuple opprimé sait relever la tête sous la menace du Barbare, et tenir toujours ferme à l’espoir d’une « Belgique libre et indépendante. »

J’ai contemplé longuement la gravure que vous m’avez adressée, montrant la place des Martyrs et le jardinet sous lequel reposent à jamais ces héros qui ne reculèrent pas devant le sacrifice de leur vie pour assurer l’indépendance de votre noble pays. J’ai fort admiré aussi la chaire en bois sculpté de votre cathédrale de Sainte-Gudule, représentant Adam et Ève chassés du Paradis Terrestre. Ce don de l’Impératrice Marie-Thérèse est une merveille d’art et vous avez raison d’en être fiers…

Je vous envoie, à mon tour, quelques cartes que vous aimerez regarder, je ne doute pas : Roberval, sur les bords du Lac Saint-Jean, ce lac qui s’étend sur une longueur de douze lieues, et qui est une véritable petite mer intérieure aux flots toujours bleus,… Trois-Rivières, ville industrielle, située au confluent du Saint-Laurent et du Saint-Maurice, les chûtes Niagara, mot indien qui signifie : « tonnerre des eaux ».

Avant de terminer je tiens à vous remercier de m’avoir fait parvenir le texte complet de la lettre archiépiscopale de votre éminent Prélat. Elle est émouvante cette protestation de votre Cardinal Mercier qui veut défendre avec une tendresse et une ardeur égales Son Eglise et Sa Patrie. Puisse sa prière éloquente être entendue et l’heure de Dieu arriver bientôt. Ce sera pour votre pays une gloire éternelle de compter au nombre de ses enfants un cardinal Mercier, un roi Albert, un général Léman, un bourgmestre Max !

Mes meilleures pensées !