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Discours prononcé à l’ouverture des Congrès olympiques à l’Hôtel de Ville de Prague

Page:Coubertin Discours Prague 1925.djvu/7 Page:Coubertin Discours Prague 1925.djvu/9 Page:Coubertin Discours Prague 1925.djvu/11 Page:Coubertin Discours Prague 1925.djvu/13 Page:Coubertin Discours Prague 1925.djvu/15 mon successeur afin de lui faciliter sa tâche. Je ne pouvais consentir à rester ; trente ans constitue un terme qu’il ne serait pas sage de beaucoup dépasser. Et surtout, je veux pouvoir consacrer le temps qui me reste à hâter dans la mesure où je le pourrai une urgente entreprise : l’avènement d'une pédagogie productrice de clarté mentale et de calme critique. À mon avis l’avenir de la civilisation ne repose en ce moment ni sur des bases politiques ni sur des bases économiques. Il dépend uniquement de l’orientation éducative qui va se dessiner. La question sociale elle-même ne saurait trouver de solution durable en dehors de ce domaine. C’est pourquoi la première nation ou la première caste qui donneront le signal sont assurées de prendre la tête de l’Europe nouvelle. L’enjeu vaut l’effort. à mes collaborateurs, à mes amis fidèles, une franche explication sur mes projets. Je voulais leur dire aussi que j’aborde l’œuvre nouvelle dans l’esprit sportif qu’ensemble nous avons cultivé, c’est à dire avec la joie de l’effort, le goût du risque et le culte de l’idéal désintéressé.

Pour eux, ils continueront dans le même esprit leur ascension vers la colline où nous voulons élever le temple tandis que dans la plaine s’organisera une vaste foire. Le temple durera et la foire passera. Foire ou temple les sportifs devront choisir ; ils ne peuvent prétendre à la fois fréquenter l’un et l’autre : … qu’ils choisissent !


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