De la poterie dite Samienne ou Sigillée

Publications de la société d’archéologie dans le duché de Limbourg
Texte établi par Société historique et archéologique dans le Limbourg,  (1p. 109-117).

DE LA POTERIE DITE SAMIENNE OU SIGILLÉE.


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À la vente de la collection de Renesse, qui a eu lieu à Gand, le 24 décembre 1863, figurait une petite jatte en terre enduite d’une belle couverte rouge, trouvée dans les environs de Maestricht, à Meerssen ; elle portait au fond de sa concavité la marque oem.

Malgré son séjour dans la terre pendant près de deux mille ans, cette pièce avait conservé un éclat comparable à celui du corail ou de la plus fine cire à cacheter, à tel point que, par sa forme du reste élégante, elle ne déparerait pas l’étagère d’une petite maîtresse, et que des fumeurs pourraient la croire récemment fabriquée à leur intention pour y déposer la cendre de leurs cigares.

L’espèce de terre à laquelle appartient cet objet, était d’un grain extrêmement fin et comparable à celui des poteries dites étrusques[1] ; cette poterie se signalait par un beau vernis le plus souvent rouge, parfois aussi vert[2], et portait dans l’antiquité le nom de Samienne[3], parce que, sans doute, les premiers vases de cette terre provenaient de la Samothrace, ou de l’île de Samos dont Homère a chanté les potiers ; mais, dans la suite des temps, cette expression cessa d’être propre, car il existe des fabriques de ce genre de céramique en plusieurs localités d’Italie, d’Espagne[4], de France[5], et peut-être même d’Allemagne et de Belgique[6] : le nom de terra samia, encore employé par les archéologues d’Angleterre, ne peut plus indiquer autre chose, sinon que la perfection de cette poterie permet de la comparer à celle de Samos[7].

Bien qu’on retrouve dans plusieurs inscriptions antiques la qualification de negotiatores cretarii[8], et qu’on ait essayé de l’expliquer, en représentant ces marchands comme des importateurs de la terre destinée à la fabrication de ces vases[9], il est fort douteux que l’on allât en chercher la pâte en Orient, d’abord, parce que dans l’île de Samos notamment, il n’existe pas de terre donnant à elle seule, par la cuite, la belle couleur rouge obtenue par les anciens[10] ; ensuite, parce qu’à Samos même, on se servait, d’après Brongniart[11], de la première argile venue, pourvu qu’elle fût incolore et d’un grain assez fin ; elle recevait sa couleur par l’introduction dans la pâte de certaines proportions d’ocre rouge.

S’il est ainsi, l’assemblage des mots « terre sigillée » que l’on ne rencontre ni dans les auteurs anciens, ni dans les dictionnaires de Calepinus, Forcellini, Pitiscus et Rich[12], serait encore plus impropre que la dénomination de terre samienne ; car, pour justifier l’expression, il faudrait avec Schayes[13] supposer, outre le fait de l’importation, l’existence d’empreintes (sigilla) dont le bloc de cette terre, comme les blocs de certaines de nos terres plastiques, aurait été marqué au pays d’origine ; or, aucun passage d’auteur ancien, que l’on sache, ne confirme cette seconde hypothèse.

Il resterait donc, non pas l’expression de vases de terre sigillée, mais celle de vases sigillés, qui seule se trouve parfois dans les ouvrages de littérature antique[14] ; mais cette expression ne s’applique pas à la matière des vases ; elle est relative aux ornements en bosse ou figurines en relief[15], ou bien aux estampilles des fabricants[16], dont ils sont le plus souvent revêtus. Encore une fois, l’expression n’est pas parfaitement propre, car, d’une part, il existe des vases de terre dite sigillée qui n’ont ni reliefs ni marques de potiers, et d’autre part des vases de terre moins fine, de couleur noire ou grise, possèdent parfois cette sorte de sigilla[17].

La jatte de Meerssen n’est vase sigillé que par rapport à la marque oem (officina EM ou OE manu) ; cette marque dont peut-être quelques lettres sont effacées, n’en est pas moins précieuse, bien qu’aujourd’hui on ne puisse plus « donner la préférence à l’ouvrier »[18], en ce qu’elle peut aider à élucider les questions relatives non seulement aux noms des artistes et des lieux de provenance, mais encore aux rapports commerciaux ou à d’autres, ayant existé entre les localités souvent éloignées l’une de l’autre, où l’on trouve des marques identiques ou semblables[19].

Cependant ici, il a été impossible à l’auteur de la présente notice, de découvrir dans les nombreuses listes de marques de potiers publiées jusqu’ici, rien qui reproduisit la marque oem[20].

Les ornements en relief que l’on trouve sur les vases de terre dite sigillée, affectent parfois la forme des feuilles du lierre[21] ; cette ressemblance est sans doute l’origine de la qualification de vasa hederata[22], que Muret[23] attribue erronément à des vases faits en racine de lierre ; car on a des exemples de lances ou pateræ hederatæ en métal[24].

Les reliefs obtenus à l’aide d’un moule ou d’une empreinte sont plus estimés que les reliefs en feuillages[25]. Ces derniers appartiennent à la catégorie de ceux dont parle M. de Caumont[26] : « les bords de certains vases sont ornés de feuilles, dont quelques-unes à peine saillantes, ont été formées avec le pinceau, au moyen d’une goutte du liquide qui tenait en dissolution la matière de la couverte. »

Quant au vernis lui-même, il s’obtenait par immersion dans le liquide où il était en suspension[27] et où on le plongeait sans doute, quand les reliefs tracés à la barbotine étaient séchés.

La poterie de terre, dite sigillée ou samienne, était réservée chez les Romains aux usages de la table[28], et même aux usages tout à fait familiers[29], ce qui se comprend chez un peuple arrivé, à la fin de la république et au commencement de l’empire, à un tel état de luxe, que les vases d’or, d’argent, de bronze et de cristal servaient aux usages les plus communs[30].

Se fondant à tort sur un vers de Plaute qu’il ne faut pas isoler du vers suivant[31], une quantité d’antiquaires depuis Smetius jusqu’à M. de Caumont, se répétant les uns après les autres, affirment que la poterie samienne servait habituellement aux sacrifices[32] ; on ne peut prendre un meilleur exemple du danger d’emprunter, sans les vérifier, des assertions à ses devanciers ; il s’agit dans Plaute d’un avare qui, de peur de voir son génie lui dérober ses vases, se servait de poteries samiennes ; or, au lieu de faire considérer celles-ci comme ayant assez de prix pour être consacrées aux dieux, cela tendrait, au contraire, à indiquer qu’elles étaient presque sans valeur.

Cependant il est certain que les vases de terre étaient considérés comme plus purs que les vases de métaux précieux[33] ; à ce titre il n’y a pas lieu de nier absolument, que les vases de terre dite sigillée jouassent parfois un rôle dans les cérémonies du culte[34]. On peut même en citer un emploi spécial ; les tessons de cette poterie passaient pour avoir la propriété de guérir les blessures qu’ils faisaient ; les Galli, prêtres de Cybèle, obligés de se mutiler, choisissaient cette sorte de tessons, à cause de leur bonne réputation, et sans doute pour se faire le moins de mal possible[35].

La circonstance qu’on n’avait jamais, au dire de M. Brongniart[36], trouvé dans les sépultures des poteries de terre dite sigillée, autrement qu’en fragments, lui fit ériger en régle absolue que ces poteries destinées particulièrement aux usages domestiques, n’étaient jamais employées dans les sépultures ; des découvertes[37] de nombreuses poteries dites sigillées dans les tumules de Seron (Namur), de la Bortombe, à Walsbetz, ancienne dépendance de Montenaken (Limbourg belge), et de Hémava, à Montenaken même, prouvent le contraire, ou au moins restreignent l’application de la règle aux vases à reliefs moulés[38].

M. de Longpérier[39] avait remarqué que les vases de terre dite sigillée, ne se trouvent jamais qu’en compagnie des monnaies des premiers empereurs ; c’est en effet ce qu’on a observé dans les fouilles dont il vient d’être parlé ; c’est donc avec raison que M. Roulez[40] a assigné le ier siècle ou le IIe comme date à ce vase du Louvre, à belle couverte rouge, qui porte la célèbre inscription genio turnacesiu, entourée de feuilles de lierre. Brongniart[41] place également l’âge de la poterie romaine rouge lustrée dans une période s’étendant depuis la fin du ier siècle avant J. C. jusqu’à celle du IIIe siècle de l’ère chrétienne.

Quant au fait constaté par le même M. de Longpérier, que parfois l’on a trouvé des monnaies gauloises à côté de poteries de terre dite sigillée, c’est sans doute un fait purement accidentel ; s’il est antérieur à la domination romaine, il prouve que les Gaulois du midi, moins sévères que les Belges sur la prohibition des relations commerciales, ont parfois permis les importations étrangères, ou s’il est postérieur, il démontre seulement que les populations fidèles à leurs usages d’avant la conquête, plaçaient à la fois dans les sépultures des objets appartenant à la civilisation des vaincus et à celle des vainqueurs. Toujours est-il que cette branche de la céramique n’a, selon toute apparence, été connue dans les Gaules que par l’intermédiaire des Romains.

Le Musée royal d’antiquités à Bruxelles possède deux jattes analogues pour la forme à celle de Meerssen, l’une dans la vitrine consacrée aux fouilles de Walsbetz, l’autre dons le compartiment où sont placées les découvertes de Fouron-le Comte, Lacken et Court-Saint-Étienne ; l’on en a trouvé beaucoup de semblables, surtout avec des feuillages d’eau sur les bords, dans plusieurs localités de la Belgique et des pays voisins[42].

H. Schuermans.

Hasselt, mai 1864.

  1. Article porcelaine (dû à Brongniart), dans l’Encyclopédie de Courtin. V. aussi Plin., Hist. nat., XXXV, 53.
  2. Schayes, La Belgique et les Pays-Bas avant et pendant la domination romaine, III, p. 137 ; Annales de la société archéologique de Namur, IV, p. 91 ; Annales de la société d’émulation pour l’étude de l’histoire et des antiquités de Flandres, VII, p. 135.
  3. Cic., pro Murena, 36 ; Plin., XXXV, 46. V. aussi l’épigr. VIII d’Ausone :

    Fama est fictilibus cænasse Agathoclea regem
    Atque abacum samio saepe onerasse luto.

    V. du reste les notes 28, 29, 31 et 34 ci-après.
  4. M. Edm. Tudot, Collection de figurines ou argiles, œuvres premières de l’art gaulois, p. 51, propose même le nom de poterie aretine, parce que Aretium (Arezzo) était un des endroits où cette poterie se fabriquait le plus.

    Voici quelques épigrammes du XIVe livre de Martial (98, 102, 108 et 114), qui paraissent se rapporter à diverses fabriques de poterie rouge lustrée :

    Aretina nimis ne spernas vasa, monemus,
    Lautus erat Tuscis Porsenna fictilibus.

    Accipe non vili calices de pulvere natos,
    Sed Surrentinæ leve toreuma rotæ.

    Quæ non sollicitus teneat, servatque minister,
    Sume Saguntino pocula ficta luto.

    Hune tibi Cumano rubicundum pulvere testam,
    Municipem misit casta sybilla suum.

  5. Plin., XXXV, 46 ; de Caumont, Cours d’antiquités monumentales, I, pp. 209 et suiv. ; Brongniart, Traité de l’art céramique, I, p. 445 ; Tudot, p. 51, donne le dessin de moules ayant servi à la confection de vases de cette espèce, que l’on a découverts dans le département de l’Allier.
  6. Messager des sciences historiques (publié à Gand), 1848, p. 391 ; Cochet (l’abbé), Normandie souterraine, p. 104.
  7. Brongniart, I, p. 446.
  8. De Montfaucon, Antiquité dévoilée, suppl., V, pp. 95 et 96 ; Gruter, Inscriptionum romanarum corpus absolutissimum, p. CXII, n. 12, et p. DCXLI, n. 3 ; Schayes, la Belgique, etc., II, pp. 159 et 284 (inscription d’un autel dédié à la déesse zélandaise Néhalennia) : v. aussi Hagemans, Un cabinet d’amateur, p. 411, ouvrage très intéressant publié en 1863, et, sauf quelques légères erreurs, destiné à servir de vade-mecum à tous les antiquaires.
  9. M. Janssen, conservateur du musée de Leyde, est l’auteur de cette explication ; v. Schayes, II, p. 284. Il semble cependant impossible de ne pas restreindre le commerce de ces cretarii aux différentes espèces de craie (creta) dont parle Pline, XXXV, 57 et 58 ; nulle part, que l’on sache, le nom de creta n’est employé comme synonyme de terra, qui est le mot propre.
  10. Edm. Tudot, p. 50.
  11. I, p. 423.
  12. Il est même à remarquer avec quel scrupule MM. Roulez et de Longpérier, ayant à décrire un vase de cette terre, évitent de la qualifier de samienne ou de sigillée, en se servant uniquement de l’appellation, péchant malheureusement par le vaque, de rouge, rouge fine (Bulletin de l’académie royale de Belgique, XIX, 2° p. 392).
  13. Catalogue du Musée royal d’antiquités, p. 87. Schayes n’a pas le scrupule dont il est parlé à la note précédente ; car à propos du même vase, il se sert de l’expression de sigillée, v. Bull. acad. roy. de Belg., XX, 1° p. 122.
  14. Cic., in Verr., II, 4, 14 : « Jubet me scyphos sigillatos ad prætorem afferre.
  15. Rich, Dict. des antiquités grecques et romaines (trad. par Chéruel), v. sigillatus. Brongniart I, p. 441.
  16. Mess. des sciences hist., 1848, p. 391. Ces estampilles étaient placées à l’intérieur des bols, patères ou soucoupes, et à l’extérieur des vases à reliefs ou des mortiers : Cochet, Norm. souterr., p. 174.
  17. En voir des exemples au Catalogue, etc., de Schayes, p. 90, no 149, et Ann. soc. archéol. de Namur, VII, pp. 19 et 33.
  18. Plaisanterie peu heureuse échappée au comte de Caylus, Recueil d’antiquités, I, p. 221, lui d’ordinaire si judicieux dans les rapprochements à tirer des objets antiques, du lieu où on les a découverts et du lieu où on les a fabriqués (v. entre autres I, pp. 160 et 199).
  19. Aussi le chanoine de Bast (Recueil d’antiquités, etc., trouvées dans les Flandres, I, p. 395), faisant fi de ces indications à l’exemple sans doute de de Caylus, en a-t-il plus tard compris l’importance (IIe suppl. p. 53) et a-t-il lui-même donné une liste des marques de potiers connues de son temps. V. un travail semblable fait par Smetius, antiquitates neomagenses, p. 164, Hagemans, p. 415, Tudot, p. 66-71, et Ann. soc. arch. de Namur, VII, p. 33, etc.
  20. Voici seulement quelques marques ayant de la ressemblance avec celle-là : OFMSCVI, OMEV, OMEL (Ann. Soc. archéol. de Namur.) Le livre tout récent de Pfoerner, Inscriptiones terræ coctæ vasum que je n’ai pas sous les yeux, fournira sans doute d’autres points de comparaison.
  21. Bull. Acad. roy. de Belg., XIX, 2°, p. 401 ; de Caylus, VII, pl. LXXV, fig. 2.
  22. Ann. soc. archéol. Namur, VII. p. 416 ; v. aussi Hagemans, p. 417.
  23. Des festins, p. 136.
  24. Trebell. Poll., in Claud. Goth., XVII. V. aussi les lances pampinatæ, qualification analogue, dans Bulengerius, de conviviis, p. 364.
  25. Hagemans, p. 417 ; Brongniart, I, p. 425.
  26. Cours d’antiquités monum., II, p. 199. et Atlas, pl. XXIV, fig. 3 et 4. V. aussi un passage de Brongniart, I, p. 425, reproduit par M. Hagemans, p. 417.
  27. Brongniart, I, p. 423.
  28. « At tibi læta trahunt samiæ convivia testæ. » Tibull. II, 3. 49.

    « Samia in esculentis laudantur (Plin., XXXV, 46) ». V. aussi Mess. des scienc. hist., 1848, p. 391.

  29. Dans ce trait rapporté par Cicéron (pro Murena, 36) et par Sénèque (épist. 95), du banquet devant le temple de Jupiter, offert par Tubéron au peuple romain, en l’honneur de Scipion défunt, banquet loué pour sa simplicité, on ne servit que des vases samiens, comme s’il se fût agi de célébrer la mort de Diogène : « Homo stoïcus exposuit vasa samia, quasi vero esset Diogenes cynicus mortuus, et non divini hominis Africani mors honestaretur (Cic., l. cit.).
  30. Plin., XXXIII, 14 et 18, XXXIV, 19 et passim.
  31. Ad rem divinam quibus est opus samiis vasis utitur,
    Ne ipse genius subripiat.
    Capt., act. II, v. 288.
  32. Smetius, Antiq. neomag., p. 157 ; de Caumont, Cours d’antiq. monum., I, p. 187 ; Archæologia, XXIV, p. 19 ; v. aussi Hagemans, p. 412.
  33. Bulletin des Commissions (belges) royales d’Art et d’Archéologie, II, p. 156, note 3, et Cic., Parad., 1 ; Senec., de benef., VI, et Epist. 31.
  34. « Oratio exstat Lælii, quam sympuvia pontificum diis immortalibus grata sint, ut dicit capedines » (Cic., de Rep., VI, fr. ap. Non., v. Samium, p. 398.
  35. Plin., XXXV. 46 ; Hagemans, p. 411, note 1.
  36. I, pp. 432 et 436.
  37. Les fouilles de la Bortombe et de la tombe Hémava feront de la part de l’auteur, l’objet de notices spéciales dans le Bull. des comm. roy. d’Art et d’Archéologie. Des fouilles de Séron, il a été rendu compte dans les Ann. de la Soc. d’archéol. de Namur, IV, p. 13.
  38. C’est l’opinion de M. Hagemans, p. 418.
  39. Ap. Roulez, Bull. Acad. roy. de Belg., XIX, 2°, p. 392.
  40. Ibid, XIX, 2°, p. 393 ; v. aussi XX, 1°, p. 122.
  41. I, p. 422.
  42. De Bast, I, pp. 295, 302, 368, pl. VII, fig. 4, pl. XI, fig. 4 ; pl. XV, fig. 8 ; IIe suppl., pl. II, fig. 10 ; Joly, Mess. des scienc. hist., 1849, p. 193, pl. XIV, fig. 2 ; Ann. Soc. archéol. de Namur, VII, p. 30, pl. II, fig. 6 et 12 ; Publications de la Société, etc., du Luxembourg, 1843, pl. V, fig. 30 ; 1846, pl. II, fig. 4 ; 1851, pl. II, fig. 11 ; 1857, pl. II, fig. 7 ; Cochet, Norm. souterr., p. 104, pl. II, fig. 2 ; Id., Sépultures gauloises, etc., p. 47 ; de Caumont, Atlas, pl. XXXV, fig. 4 ; Roach Smith, Collectanea, I, pl. X, fig . 2 et 9 ; Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des anciens, pl. XLVII ; Mémoires des antiquaires de la Morinie, Atlas, IX, pl. II, fig. 9 et 11 ; Ann. de la Société, etc., d’Arlon, 1849-50 et 1850-51, pl. III, fig. 3 ; Emele, Beschreibung römischer und deutscher Alterthümer der provinz Rheinhessen, pl. IV, fig. 6 et 15 ; Journal of the british. archæological association, I, p. 159, n. 5.