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Dans un coin de violettesE. Sansot et Cie (p. 98-99).

TERREUR DU MENSONGE


Oui, j’endure aujourd’hui le pire des tourments,
Tu m’as menti… Tu m’as trompé… Et tu me mens !…


Mensonge caressant qui glisse de ta bouche !
Ô serment que l’on croit, ô parole qui touche !


Ô multiples douleurs qui s’abattent sur vous
Ainsi qu’un petit vent pluvieusement doux !…


Comme un lilas ne peut devenir asphodèle,
Jamais tu ne seras ni franche ni fidèle.


Tu seras celle-là qui se dérobe et fuit
Plus sinueusement qu’un démon dans la nuit.


Ô toi que j’aime encor ! L’horreur de ton mensonge
Est dans mon cœur amer… Il me mord, il me ronge…


Je suis lasse d’avoir suivi les noirs chemins…
Col frêle qu’on voudrait prendre entre ses deux mains !