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Œuvres complètes - Tome IIIVaniervolume III (p. 126-127).

XXXVIII

À MES AMIS DE LÀ-BAS


Gens de la paisible Hollande
Qu’un instant ma voix vint troubler
Sans trop, j’espère, d’ire grande

De votre part, voulant parler
À vos esprits que la nature
Fit calmes pour mieux y mêler

L’enthousiasme et la foi pure
Et l’idéal fou de réel
Et la raison et l’aventure

De sorte équitable, — ô le ciel
Non plus brumeux, mais de par l’ombre
Même, et l’éclat essentiel,


Ô le ciel aux teintes sans nombre
Qu’opalisent l’ombre et l’éclat
De votre art clair ensemble et sombre,

Ciel dont il fallait que parlât
La gratitude encor des races,
Et dont il fallait que perlât

Cette douceur vraiment mystique
Et crue aussi vraiment qui rend
Rêveuse notre âpre critique,

Ô votre ciel, fils de Rembrandt !