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ChairVanierŒuvres complètes, III (p. 290).

LOGIQUE


Quand même tu dirais
Que tu me trahirais
Si c’était ton caprice,
Qu’est-ce que me ferait
Ce terrible secret
Si c’était mon caprice ?

De quand même t’aimer,
— Dusses-tu le blâmer,
Ou plaindre mon caprice,
D’être si bien à toi
Qu’il ne m’est dieu ni roi
Ni rien que ton caprice ?

Quand tu me trahirais,
Eh bien donc, j’en mourrais
Adorant ton caprice ;
Alors que me ferait
Un malheur qui serait
Conforme à mon caprice ?