Biographie universelle ancienne et moderne/2e éd., 1843/ELIEN (Claude) le Sophiste

Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843
Tome 12 page 358 à 359

ELIEN (Claude) le Sophiste


ELIEN (Claude), demeurait à Rome sous les règnes d’Héliogabale et d’Alexandre Sévère. Il se livra par goût à l’étude de la langue grecque, et y fit d’assez grands progrès pour mériter le titre de sophiste, qu’on regardait alors comme honorable. Il n’avait écrit qu’en grec ; il nous reste de lui les ouvrages suivants : 1° De natura animalium libri XVII ; gr. lat. cum notis diversorum et Abr. Gronovii, Londres, 1644, 2 vol. in-4°. - gr. lat. cum notis Jo. Gottl. Schneideri, Leipsick, 1784, in-8°. Comme M. Schneider est en même temps savant naturaliste et habile critique, on fait le plus grand cas de cette édition. 2° Variœ historiœ ; gr.lat. cum commentario Jac. Perizonii, Leyde, 1701, 2 vol. in-8° - cum notis J. Schœfferi et Johan, Kuhnii, Strasbourg, 1713, in-8° ; - gr. lat. cum notis variorum, curante Abr. Gronovio, Amsterdam, 1731, 2 vol. in-4°. La première édition, donnée par Camille Perusco (Rome 1545, in-fol.), ne contenait que le texte grec. Cet ouvrage n’est qu’une compilation, souvent curieuse, mais qui serait bien plus importante si Elien avait cité ses sources. C’est le plus ancien des Ana, et peut-être l’un des meilleurs. Ces histoires diverses, avec Héraclide de Pont et Nicolas de Damas, forment le premier volume de la bibliothèque grecque, publié par le docteur Coray aux dépens des frères Zozima. Ce volume a paru sous le titre de Prodomus, à Paris, Firmin Didot, 1805, in-8°. La préface et les notes sont en grec. La traduction française qu’en a donnée Formey, Berlin, 1764, est moins estimée que celle que B.-J. Dacier a fait paraître en 1772 (Paris, in-8°), avec des notes pleines de goût et d’érudition. 3° Cl. Æliani epistolœ rusticœ XX ; elles se trouvent dans la collection de ses Œuvres, publiées en grec et en latin par Conrad Gessner, Zurich, 1556, in-fol. ; dans la collection intitulée : Epistolœ Grœcanicœ mutuœ, gr. lat., Genève, 1606, in-fol. On ignore si notre Elien est le même que celui dont parle Suidas, qui était né à Préneste en Italie, et était grand prêtre de quelque divinité. Il avait fait un Traité sur la Providence, dont Suidas rapporte beaucoup de fragments.

C-R.