Biographie universelle ancienne et moderne/2e éd., 1843/BAYLE (Pierre)

Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843
Tome 3 page 340 à 343

BAYLE (Pierre)


BAYLE (Pierre) naquit au Carlat, dans l’ancien comté de Foix, le 18 novembre 1647. Son père, ministre de la religion réformée, fut son premier instituteur : de bonne heure il donna des preuves d’une mémoire surprenante et d’une singulière vivacité d’esprit. À dix-neuf ans, il fut envoyé au collège de Puy-Laurens, pour y achever ses humanités. Peu s’en fallut que sa passion pour l’étude ne lui coûtât la vie ; sa santé en fut affaiblie pour le reste de ses jours. Tous les livres lui étaient bons ; son goût pour la dialectique lui faisait trouver des charmes aux ouvrages de controverse ; mais le Plutarque d’Amyot et Montaigne étaient ses auteurs favoris : le dernier flattait déjà sans doute son penchant au scepticisme tous deux communiquèrent peut-être à son style cette allure vive et franche, cette liberté d’expressions et jusqu’à cette teinte un peu gauloise qui se fait sentir dans ses écrits. Étant allé à Toulouse pour y faire sa philosophie, il suivit le cours des jésuites. Les argumentations de son professeur et plus encore les disputes amicales qu’il avait souvent avec un prêtre catholique, logé près de lui, fortifièrent tellement les doutes que déjà quelques lectures lui avaient inspirées contre l’orthodoxie du protestantisme, qu’il se décida à changer de religion. Son abjuration fut un triomphe pour les catholiques, mais un coup de foudre pour sa secte et pour sa famille, qui employèrent toutes les séductions du cœur et de l’esprit pour le ramener à leur communion. Il y rentra secrètement, après dix-sept mois de catholicité et, cour se soustraire à la peine du bannissement perpétuel, portée alors contre les relaps, il se rendit à Genève, et de là à Copet, où le comte de Dhona lui confia l’éducation de ses fils. Ce séjour et cet emploi lui étant devenus à charge, il rentra en France et alla s’établir à Rouen, où il fut encore obligé de faire le métier de précepteur. Il s’en ennuya de nouveau, et vint à Paris, où du moins la société des hommes instruits le dédommageait des fatigues et des dégoûts de cette condition, qu’une troisième fois il avait été forcé d’accepter. La chaire de philosophie de Sedan étant venue à vaquer en on le pressa de se présenter pour l’obtenir : il fallut la disputer à trois autres postulants ; les quatre compétiteurs convinrent de s’enfermer, et de composer leurs thèses de concours sans préparation, sans livres, entre deux soleils. Bayle sortit vainqueur de cette lutte, et professa avec distinction jusqu’à la suppression de l’académie de Sedan, prononcée par le roi en 1681. Il fut alors appelé à Rotterdam, pour y remplir la même chaire. Son premier soin dit de s’employer pour procurer celle de théologie au ministre. Jurieu, qui venait, comme lui, de perdre la sienne. On verra bientôt comment il fut payé de ce bon office. A l’occasion d’une comète qui avait paru en 1680, et répandu un effroi presque universel, il publia ses Pensées diverses écrites à un docteur de Sorbonne, etc., Rotterdam, 1682et 1721, 4 vol. in-12, ouvrage rempli de savoir et de digressions, où étaient agitées mille questions de métaphysique, de morale, de théologie, d’histoire et de politique. À cette première production succéda la Critique générale de l’histoire du calvinisme de Maimbourg. Ce livre fut également goûté des catholiques et des protestants ; l’auteur critiqué en parla lui-même avec estime, et c’est en l’admirant qu’on faisait brûler son ouvrage à Paris, par la main du bourreau. Jurieu ayant fait paraître à son tour une Réfutation du P. Maimbourg, elle n’eut aucun succès. Il n’en fallut pas davantage pour allumer la fureur jalouse de cet homme dévoré d’envie et d’orgueil. On a prétendu, mais sans fondement, que la haine de Jurieu contre Bayle venait de ce que sa femme avait pour lui un sentiment tout contraire. Cependant, Bayle entreprit un ouvrage périodique, sous le titre de Nouvelles de la république des lettres. Ce journal, qu’il prenait autant déplaisir à faire que les autres en avaient à le lire, lui attira un singulier démêlé avec la fameuse Christine, reine de Suède. En insérant dans ses Nouvelles une lettre écrite de Rome, où elle condamnait les persécutions exercées en France contre les protestants, il avait fait observer que c’était un reste de protestantisme. Deux lettres, pleines de hauteur et de dureté lui furent écrites à ce sujet, par un prétendu serviteur de la reine : dans l'une, on lisait ce passage, qui pouvait faire songer à la funeste aventure de Monaldeschi : « Vous pourriez vous vanter d’être le seul au monde qui l’eût offensée impunément, si vous n’aviez pris le parti de la justification. » Bayle l’avait, pris en effet ; ses excuses satisfirent tellement Christine, qu’elle voulut, dès ce moment, entrer en correspondance avec lui pour tous les objets de littérature et de science. Son repos fut troublé bien plus cruellement par la mort de son père et de ses deux frères ; ces pertes fort rapprochées, jointes à la violence toujours croissante des mesures déployées en France contre les religionnaires, lui inspirèrent le Commentaire philosophique sur ces paroles de l’Evangile : Contraints-les d’entrer. Cet ouvrage, qu’il ne voulut pas avouer, n’est digne de lui, ni pour le style qui est dur et embarrassé, ni pour le ton, qui est chagrin et amer. Dans tous ses autres écrits, il s’exprima sur le compte de la France et du catholicisme avec une modération que les hommes fougueux de son parti ne manquèrent pas de lui reprocher, et dont ses ennemis lui firent un crime. Jurieu, qui avait peut-être reconnu Bayle pour l’auteur du Commentaire philosophique, à la chaleur avec laquelle il y défendait son dogme favori, qui était la tolérance, attaqua l’ouvrage avec fureur. Sa haine n’attendait qu’un prétexte pour éclater ouvertement contre Bayle lui-même ; il lui fut fourni par l’Avis aux réfugiés, ouvrage ou les protestants sont traités avec peu de ménagement, mais que Bayle désavoua constamment, et qu’aucune preuve n’autorise à lui attribuer, bien qu’on l’ait inséré dans le recueil de ses œuvres. Non-seulement Jurieu l’accusa d’en être l’auteur, mais il le représenta encore comme l’âme d’une cabale dévouée aux intérêts de la France, contre ceux du protestantisme et des puissances liguées. Dans deux écrits, Bayle repoussa cette double imputation mais la calomnie fut la plus forte. En 1603, les magistrats de Rotterdam, entraînés, ou plutôt intimidés par l’influence du roi Guillaume, qui, en cette affaire, prenait parti contre Bayle, privèrent celui-ci de sa chaire, et lui retirèrent même la permission d’enseigner en particulier. Depuis longtemps sa santé l’avait contraint à discontinuer ses Nouvelles de la république des lettres. Libre de toute occupation obligée, mais sentant la nécessité de travailler pour fournir un aliment à l’activité de son esprit, et non pour satisfaire à des besoins que son extrême modération l’empêchait de connaître, il se livra entièrement à la composition de son Dictionnaire historique et critique, qu’il publia d’abord en 2 vol. in-fol., 1696. La rage de Jurieu n’était pas assoupie ; une nouvelle persécution fut suscitée par lui contre ce nouvel ouvrage, le premier auquel Bayle ait mis son nom. Le consistoire, sur lequel il n’avait que trop de crédit, reprocha à l’auteur : 1o de s’être permis des pensées et des expressions obscènes ; 2o d’avoir fait de l’article DAVID une espèce de diatribe contre ce roi ; non-seulement d’avoir rapporté tous les arguments des manichéens, mais de leur en avoir prêté de nouveaux, et de n’avoir réfuté ni les uns ni les autres ; d’avoir eu le même tort, relativement à la doctrine du pyrrhonisme, dans l’article consacré au chef de cette secte ; 3o d’avoir donné des louanges outrées aux athées et aux épicuriens. Outre ces cinq chefs principaux, on le blâmait encore d’avoir pris la défense de quelques papes attaqués par les théologiens de la réforme. Ce seul trait caractérise Bayle et ses adversaires. Il promit de faire disparaître de son Dictionnaire ce qui avait blessé le consistoire ; mais le public avait sur cela d’autres idées et d’autres intérêts l’auteur aima mieux satisfaire ses lecteurs que ses juges, et son livre resta, à très peu de chose près, dans le même état. Deux nouveaux ennemis s’élevèrent contre lui, Jacquelot et Leclerc, qui tous deux attaquèrent sa religion : d’autres le poursuivirent encore comme ennemi de sa secte et de sa nouvelle patrie. En continuant à le représenter comme partisan secret de la France, on ralluma contre lui la colère du gouvernement anglais, et, sans l’amitié de lord Shaftsbury, il était peut-être banni des sept provinces. Sa lutte contre Leclerc et Jacquelot fut vive et longue ; mais elle troublait moins le repos de son âme qu’elle ne faisait diversion aux maux dont son corps était accablé. Depuis longtemps sa poitrine était échauffée ; elle s’enflamma ; il ne voulut point appeler les secours de l’art contre une maladie qu’il disait héréditaire et incurable. Il mourut tout habillé, et, pour ainsi dire, la plume à la main, le 28 décembre 1706, âgé de 59 ans. Le parlement de Toulouse reconnut la validité de son testament, malgré la loi qui annulait tous ceux des réfugiés. Un des juges, Senaux, représenta que les savants étaient de tous les pays ; qu’il ne fallait pas regarder comme fugitif celui que l’amour des lettres avait appelé en d’autres contrées, et qu’il était indigne de traiter d’étranger celui que la France se glorifiait d’avoir produit. A ceux qui objectaient que Bayle était mort civilement : « C’est, disait-il, pendant le cours même de cette mort civile, que son nom a obtenu le plus grand éclat dans toute l’Europe. » Fagon, le médecin de Louis XIV et de madame de Maintenon, consulté par un ami de Bayle sur sa dernière maladie, écrivit : « Je souhaiterais passionnément qu’il fût possible de trouver un remède aussi singulier que le mérite de celui pour lequel on le demande ; » et il permit qu’on publiât sa consultation, monument de son estime pour l’illustre M. Bayle. Bayle était tendre et officieux pour ses parents et pour ses amis. Son commerce était facile et doux ; conséquent dans son scepticisme, il supportait la contradiction, et rarement la faisait essuyer aux autres. Dans les nombreuses querelles qu’il eut à soutenir, il ne fut jamais l’agresseur, et son amour pour la paix était tel, qu’il refusa d’entrer dans les académies, à cause des dissensions qui trop souvent les agitent. Il avait de lui-même une opinion fort modeste, et recevait avec reconnaissance tous les avis qu’on lui donnait. Parfaitement désintéressé, il ne se laissa tenter par aucune des occasions de fortune qui lui furent offertes : l’amitié même avait peine à lui faire accepter ses moindres dons. D’une chasteté et d’une tempérance à toute épreuve, il ne commit d’excès, il ne trouva de plaisir que dans l’étude il travailla quatorze heures par jour jusqu’à quarante ans, et avoua que, depuis l’âge de vingt, il ne se souvenait pas d’avoir eu un seul instant de loisir. En tout, son caractère et sa vie furent dignes d’un véritable philosophe.

« Bayle, dit Voltaire, est
« le premier des dialecticiens et des philosophes
« sceptiques.... Ses plus grands ennemis sont forcés
« d’avouer qu’il n’y a pas une seule ligne dans ses
« ouvrages qui soit un blasphème évident contre
« la religion chrétienne ; mais ses plus grands dé-
« fenseurs avouent que, dans ses articles de contro-
« verse, il n’y a pas une seule page qui ne con-
« duise le lecteur au doute, et souvent à l’incrédu-
« lité. »

Il se comparait lui-même au Jupiter Assemble-nuages d’Homère : « Mon talent, disait-il, est de former des doutes ; mais ce ne sont que des doutes. » Basnage de Beauval, son ami et son continuateur dans la rédaction des Nouvelles de la république des lettres, paraît avoir expliqué très bien ce scepticisme dont les uns lui savent tant de gré, et que les autres lui reprochent si fort :

« La plupart
« des théologiens, dit ce critique, lui semblaient trop
« décisifs, et il aurait souhaité qu’on ne parlât que
« douteusement des choses douteuses. Dans cet es-
« prit, il se faisait un plaisir malicieux d’ébranler
« leur assurance, et de leur montrer que certaines
« vérités, qu’ils regardent comme évidentes, sont en-
« vironnées et obscurcies de tant de difficultés, qu’ils
« feraient quelquefois plus prudemment de suspendre
« leurs décisions. Il avait aussi discuté tant de faits
« qui ne sont point révoqués en doute par le commun
« des savants, et qu’il avait reconnus évidemment
« faux, qu’il se défiait de tout, et n’ajoutait foi aux
« historiens que par provision, et en attendant une
« plus ample instruction. » - « Dialecticien admi-
« rable plus que profond philosophe, dit encore Vol-
« taire, il ne savait presque rien en physique. Il
« ignorait les découvertes du grand Newton, et pres-
« que tous ses articles philosophiques supposent ou
« combattent un cartésianisme qui ne subsiste plus. »

Son style, naturel et clair, est trop souvent diffus, lâche, incorrect et familier jusqu’à la trivialité. On lui a reproché justement des termes grossiers et obscènes il n’y mettait ni intention ni plaisir ; l’ignorance ou l’oubli des bienséances de la société en était la seule cause, « L’extrême vivacité de son esprit, dit Laharpe, s’accommodait peu, et il en convient, de la méthode et de l’ordre. Il aimait à promener son imagination sur tous les objets, sans trop se soucier de leur liaison ; un titre quelconque lui suffisait pour le conduire à parler de tout. » C’est de cette manière qu’il a composé son. Dictionnaire, qu’il appelle lui-même une compilation informe de passages cousus à la queue les uns des autres. Sans vouloir abuser de cet aveu trop modeste, on peut dire que les articles en eux-mêmes sont fort peu de chose, qu’ils semblent n’être que l’occasion, que le prétexte des nombreuses notes qui les accompagnent, et dans lesquelles l’auteur prodigue à la fois les richesses de son érudition et les efforts de sa dialectique. On a regretté que cet ouvrage contînt trop de noms obscurs et pas assez de noms célèbres ; mais il est juste d’observer qu’il à été entrepris principalement pour rectifier ou suppléer le Dictionnaire de Moréri.

La 1re édition. est de 1697, 2 vol. in-fol. ;

la 2e, de 1702, fut aussi faite sous les yeux de Bayle.

La 5e édition, donnée par Prosper Marchand, Rotterdam, 1720, vol. in-fol., est la plus belle. On la recherche pour l’épître dédicatoire au duc d’Orléans, qui ne se trouve que dans quelques exemplaires, et pour l’article DAVID, dont on a placé une seconde leçon à la fin du 2e volume.

Mais cet article se trouve aussi double dans les éditions de 1730, 1734, 4 vol. in-fol. (Cette dernière est la moins estimée, parce qu’elle a été imprimée à Trévoux ) ;

et dans celle de 1740, Amsterdam, vol. in-fol., la plus recherchée des savants, en ce qu’ils la regardent comme la plus complète.

Il existe une édition imprimée à Bâle, 1740, 4 vol. in-fol.

Une édition in-8o a été, dans les derniers temps, commencée à Leipsick. L’ouvrage entier a été traduit en anglais, avec des augmentations considérables, par Th. Birch et Lockman, 1734-41, 10vol. in-fol. Joly a donné, en 1748, 2 vol. in-fol., des Remarques critiques sur le Dictionnaire de Bayle (voy. BONNEGARDE et CHAUFFEPIÉ) (1)[1]. On a publié à la Haye, 1727-31, et 1737, 4 vol. in-fol., les OEuvres diverses de P. Bayle, contenant, outre tous les écrits déjà cités :

1e ce que c’est que la France toute catholique sous le règne de Louis le Grand, espèce de pamphlet contre ces nombreux ouvrages où l’on proclamait la gloire immortelle que Louis XIV s’était acquise en extirpant l’hérésie ;

2e la Cabale chimérique;

3e la Chimère de la cabale de Rotterdam ;

4e Avis au petit auteur des Petits Livrets ;

5e Nouvel Avis, au même ;

6e Janua cœlorum resecata cunctis religionibus a celebri admodum viro domino Petro Jurieu : ces cinq derniers écrits sont en réponse aux accusations d’irréligion et de félonie politique, intentées par Jurieu ;

7e Réponse aux questions d’un provincial, ouvrage que l’auteur lui-même n’a pu définir, et qui est en effet indéfinissable, attendu que toutes les matières possibles y sont traitées sans ordre, et par chapitres isolés ;

8e Entretiens de Maxime et de Thémiste, ou Réponse à M. Leclerc ;

9e Opuscules ;

10e Cours de philosophie, en latin, avec une traduction française, imprimée avec un soin remarquable;

11e Lettres à sa famille et à ses amis : l’auteur de cet article a vu un recueil de trois cent soixante-trois lettres de Bayle, qui n’ont pas été imprimées. Prosper Marchand a publié à part les Lettres choisies, avec des remarques, Rotterdam, ou Amsterdam, 1729, 3 vol. in-12.

12e Discours historique sur la vie de Gustave-Adolphe. - Desmaizeaux a écrit une Vie de Bayle, en 2 vol. in-12, 1722. « Elle ne devait pas contenir six pages, » a dit Voltaire. Elle est réimprimée dans les éditions du Dictionnaire de 1730, 1734, 1740. L’Histoire de Bayle et de ses ouvrages, Amsterdam, 1716, in-12, publiée sous le nom de la Monnoie, est de l’abbé du Revest. On trouve l’indication de quelques ouvrages de Bayle dans le Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes de Barbier, qui toutefois ne parle pas de la Bibliothèque volante, Amsterdam, 1700-1, 5 parties in-12. C’est un recueil de pièces rares et curieuses (1)[2].

A-G-R.


  1. (1) M. Beuchot a publié une nouvelle édition du Dictionnaire de Bayle avec une préface et des notes, Paris, 1820, 16 vol. in-8o. Cette édition, exécutée avec un soin remarquable et d’un format commode, a eu un grand sucées et a fait tomber la vogue des anciennes. D-R-R.
  2. (1) L’abbé le Marsy a donné une Analyse des œuvres de Bayle, Londres, vol. in-12, à laquelle Robinet a ajouté quatre autres volumes sous le même titre, en 1773. Les principaux ouvrages écrits contre sa doctrine sont : 1e l’Examen du pyrrhonisme ancien et moderne de Crousaz ; 2e Bayle en petit, on Anatomie de ses ouvrages, entretiens d’un docteur avec un bibliothécaire et un abbé, Douai, 1737 ; Paris 1738 (par le P. Lefebvre, jésuite) ; 5e Examen critique de Bayle, 2 parties in-12, Amsterdam, 1747 (par le même) ; 4e Dissertationes Anti-Baetianes tres, Tubingen, 1709, in-4o, par J,-M. Pfaff. Buhle, dans son Histoire de la philosophie moderne, et Dugald Stewart, dans son Histoire des sciences métaphysiques, ont jugé à fond la doctrine de Bayle. Enfin, dans son Histoire de la philosophie du 18e siècle, I. 1er, M. Cousin lui a consacré quelques pages où il est très bien caractérisé comme philosophe. D-R-R.