Biographie universelle ancienne et moderne/1re éd., 1811/Hoffmann (Maurice)


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HOFFMANN (Maurice), médecin allemand, naquit en 1622, à Fursenwald en Brandebourg. Aucune étude n’occupa ses premières années ; mais, en 1638, ayant perdu son père et sa mère, il entra chez son oncle Noësiîer, qui professait la médecine dans la ville d’Altorf. Il y fit rapidement ses humanités, et se rendit ensuite à Padoue : il y cultiva principalement l’anatomie et la botanique. Thomas Barlholin lui attribue la découverte du canal pancréatique. Hoffmann, s ’amusant à disséquer un coq-d’inde, trouva le conduit du pancréas, qu’on ne connaissait point encore. Il le fit voir à Wissungus, anatomiste de Padoue, chez lequel il demeurait : celui-ci chercha ce conduit chez l’homme, et l’ayant découvert, il en donna la démonstration publique ; et c’est delà que cette partie a reçu le nom de canal de Wissungus. En 1645, Hoffmann prit le bonnet de docteur dans l’académie d’Altorf et, en 164B, il obtint la chaire d’anatomie et de chirurgie. C’est à ses soins que l’université d’Altorf doit la création d’un jardin botanique, d’un laboratoire chimique, et d’un amphithéâtre anatomique. En 1665, Hoffmann fit ses premières démonstrations d’anatomie en public. Malgré ses divers emplois, il eut une pratique fort étendue ; et plusieurs princes d’Allemagne le choisirent pour médecin. Il mourut d’apoplexie le 20 avril 1698. On connait treize ouvrages de cet auteur, trois sur l’anatomie, trois sur la médecine et sept sur la botanique. Le plus intéressant a pour titre : Floræ Altdorffinæ Deliciæ sylvestres, Altorf, 1662 in-4º. — Son fils, Jean-Maurice Hoffmann, né en 1653, dans la petite ville d’Altorf , s’y fit recevoir docteur-médecin en 1675. En 1684, l’académie des curieux de la nature se l’agrégea sous le nom d’Héliodore I, et il y monta, en 1721, au rang de directeur. La réputation d’Hoffmann comme praticien s’étendit si loin qu’il se vit recherché par les personnes du premier rang. Il fixa son séjour à Anspach, où il mourut le 31 octobre 1727. Ce médecin a laissé sept ouvrages : il a continué les Deliciæ hortenses Altdorffinæ de son père, Altorf, 1703, in-8º. On trouva parmi ses papiers un manuscrit, qui parut, à J.H. Schulze, un assez bon abrégé de médecine pour qu’il prit soin de le faire imprimer, en 1742, in-8º D—v—l.


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