Biographie nationale de Belgique/Tome 1/BARBIER, Nicolas-François

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BARBIER (Nicolas-François), graveur et ciseleur, naquit à Namur, le 8 septembre 1768, et y mourut le 10 juin 1826. Jeune encore, il se rendit à Anvers, y résida pendant plusieurs années, reçut les leçons de Verberc et fréquenta l’Académie où il remporta un premier prix. De retour dans sa ville natale, il ne tarda pas à s’y faire connaître par différentes productions, notamment par des figurines et des médaillons en terre cuite, pleins de grâce et de finesse. Ce qui caractérise cependant le mieux le talent de cet artiste, aussi bon dessinateur que sculpteur habile, c’est le genre et les difficultés du travail auquel il se livrait avec prédilection : nous voulons parler de ses pièces sur métal sculptées, au repoussé, qui sont de véritables chefs-d’œuvre d’art et de patience. Il savait, à l’aide du marteau et de poinçons de formes variées, faire ressortir d’une plaque métallique une admirable tête à l’antique, ou une figure entière. En 1816, Barbier fut nommé architecte de la ville de Namur, mais il résigna bientôt ces fonctions, afin de pouvoir se livrer tout entier à son art. L’exposition publique des produits de l’industrie nationale qui s’ouvrit à Harlem, en 1825, lui fournit l’occasion d’étendre sa réputation. Il y envoya différentes pièces remarquables, ciselées sur platine, une collection de médailles d’après l’antique, un lion rugissant, une prêtresse de Vesta, un vieillard en méditation et une étude de Christ. Dans son rapport officiel, la commission supérieure de l’exposition fit un éloge très-flatteur de ces œuvres, qui valurent à leur auteur la médaille d’argent et dont la plupart furent acquises par le roi. Aussi estimable par la douceur du caractère et les qualités du cœur que distingué par ses talents, Barbier fut vivement regretté de ses parents et de ses concitoyens, qui conservent avec soin quelques-uns de ses ouvrages au repoussé et de nombreuses figurines ou médaillons en terre cuite.

Jules Borgnet.