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Astronomie populaire (Arago)/XXI/16

GIDE et J. BAUDRY (Tome 3p. 429-430).

CHAPITRE XVI

échancrures et pitons


Bianchini, en regardant la Lune avec un télescope de Campani, de 38 mètres de foyer, vit le 16 août 1725 un phénomène singulier, très-propre à établir que les accidents qui se rencontrent parfois sur la Terre dans les pays de montagnes existent aussi sur la Lune.

Le fond de la tache cratériforme de Platon, paraissait presque complétement noir, garanti qu’il était des rayons du Soleil par le mur vertical qui forme son bord. Un point de ce fond situé près des limites du contour circulaire, du côté d’où venaient les rayons du Soleil, était éclairé fortement, et il en partait une lumière diffuse, une lumière plus faible, qui s’étendait jusqu’au bord opposé.

L’explication naturelle de cet effet consiste à supposer que la lumière solaire pénétrait dans la tache par une brèche de son bord, large dans le bas et rétrécie dans sa partie supérieure.

Nous avons parlé de pitons (chap. xii) ; celui qui occupe le centre de la cavité cratériforme de Tycho, a environ 5 000 mètres de hauteur.

Le piton situé au centre d’Ératosthène n’a pas moins de 4 800 mètres au-dessus de la base du cratère.