Utilisateur:Seudo/Test

Traduction par Claudius Popelin.
Isidore Liseux (1p. 229).

pétulants regards, que si le froid et scrupuleux Xénocrate[1] eût subi de la part de Phryné un pareil assaut amoureux, il en eût été réchauffé et entraîné à la luxure. Certes, elle ne l’eût pas traité de statue si elle eût été quelqu’une de ces nymphes aux visages lascifs, aux poitrines provoquantes, aux yeux caressants et éveillés sous des fronts de rose, aux formes exquises,

Hypnérotomachie - éd. Martin - p48v.jpg

aux vêtements engageants, aux mouvements juvéniles, aux regards mordants, aux parures brillantes, sans rien de feint, sans rien qui ne fût tout naturel en perfection, sans rien de difforme, mais bien tout en harmonie charmante, avec leurs cheveux blonds et comme ensoleillés, tressés, mignotés, compliqués à merveille de cordelettes et nœuds de soie, de fils d’or tordus, dépassant toute façon humaine, s’enroulant autour de

  1. Disciple de Platon. V. : Valère-Max, IV, 3. Diog. Laërce, IV, 2.