Une nuit dans un harem maure/L'histoire de la dame espagnole

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Nous vivions à Séville. Lorsque j’eus seize ans, mes parents me promirent en mariage à un riche seigneur, que je n’avais vu que deux fois et que je n’admirais pas. Mon amour allait déjà à Carlos, un jeune et bel officier qui venait d’être promu lieutenant pour sa bravoure. Il était bien fait, ses cheveux et ses yeux étaient aussi sombres que la nuit et il savait danser à la perfection. Mais je l’aimais surtout pour son doux sourire conquérant. Le soir du jour où mes parents m’annoncèrent leur décision, j’allai m’isoler à l’orangeraie, dans la partie la plus éloignée de notre jardin, pour me désoler sur mon sort. Au milieu de mon chagrin, j’entendis la voix de Carlos qui m’appelait. Est-ce cela pouvait être lui, alors qu’il avait été banni de la maison et que je ne m’attendais plus à le revoir ? Il sauta depuis le mur du jardin, me prit dans ses bras et couvrit mes cheveux de baisers, car j’avais caché en rougissant mon visage sur ma poitrine. Puis nous parlâmes de notre triste sort. Carlos était pauvre et il lui était impossible de m’épouser sans le consentement de mes parents ; nous ne pouvions que mêler nos larmes et nos regrets. Il me conduisit à un talus herbeux caché sous les orangers et les rosiers, puis il m’attira sur ses genoux et embrassa mes lèvres, mes joues et mes yeux. Je ne le grondai pas, car ce serait notre dernière rencontre, mais je ne lui rendais pas ses baisers passionnés. Je n’avais jamais de ma vie ressenti de désir violent, encore moins en étant aussi triste. Ses baisers ne se bornèrent plus à mon visage, mais pleuvaient sur mon cou, et finalement ma robe s’ouvrit et exposa mes petits seins à ses lèvres ardentes. Cela me surprit et j’essayai d’arrêter ce que je considérais comme une inconvenance, mais il ne s’arrêta pas là. Je sentis qu’il relevait mes jupes, avec un sentiment mêlé de crainte et de honte et j’essayai de l’en empêcher, mais c’était impossible — je l’aimais trop pour lutter contre lui et il se retrouva bientôt entre mes cuisses nues. « Inez, dit-il, si tu m’aimes, sois ma femme pour ces quelques instants avant de nous séparer. » Je ne pus résister à cet appel. J’offris mes lèvres à ces baisers sans autre sentiment qu’un amour innocent, et je restai passive alors que je le sentais guider un objet raide et chaud entre mes cuisses. Il entra là où rien n’était entré auparavant et, à peine entré, il donna une poussée sauvage qui sembla déchirer douloureusement mes organes. Puis il poussa un profond soupir et sombra lourdement sur mon sein. Je l’embrassai à plusieurs reprises, car je supposais que cela lui avait fait aussi mal qu’à moi, sans imaginer que son plaisir avait été aussi exquis que ma souffrance avait été vive. Juste à ce moment, la voix rauque de ma duègne retentit dans le jardin, appelant : « Inez ! Inez ! » J’échangeai avec mon séducteur un long baiser passionné, et m’extirpai de son étreinte pour répondre à l’appel. La duègne me regarda avec insistance tandis que je m’approchai d’elle. « Pourquoi marches-tu les jambes ainsi écartées, dit-elle, et, quand je fus tout près, pourquoi ta robe est-elle aussi en désordre ? pourquoi as-tu les joues si rouges ? » Je donnai comme excuse d’avoir escaladé le mur pour attraper une orange et je me dépêchai de rentrer dans ma chambre. Je fermai la porte à clef et me préparai à aller me coucher pour pouvoir penser tranquillement à Carlos, que j’aimais plus que jamais. En enlevant mon jupon, je le trouvai tout taché de sang. Je le pliai et le rangeai sous mon oreiller pour rêver, avec la douce illusion que le sang de Carlos s’y était mêlé au mien. Par la suite, je fus pendant des semaines si étroitement surveillée que je n’ai pas pu revoir Carlos.

La veille de mon mariage, j’allai aux vêpres avec ma duègne. Nous étions agenouillées dans la cathédrale, quand une grande femme, soigneusement voilée, vint s’agenouiller près de moi. Elle attira mon attention en tirant sur ma robe et, comme je me tournais vers elle, elle souleva un instant un coin de son manteau et je reconnus Carlos sous ce déguisement. J’étais désormais en alerte et on glissa un petit paquet dans ma main. J’eus juste le temps de le mettre dans mon giron quand ma duègne se leva pour quitter l’église. Dès que j’eus retrouvé l’intimité de ma chambre, je déchirai le paquet et trouvai qu’il contenait une échelle en corde de soie et une lettre de Carlos me demandant de l’accrocher à ma fenêtre cette nuit après que la famille se fût couchée. Le billet était plein d’amour. Il aurait beaucoup plus à dire, disait-il, si je lui permettais de me rejoindre grâce à l’échelle. Bien sûr, je décidai de le voir. J’étais très ignorante de ce que la plupart des filles apprennent les unes des autres, car je n’avais pas de compagne. Je supposais que lorsqu’une femme avait été prise comme je l’avais été, elle se retrouvait avec un enfant, et que de telles étreintes se produisaient donc à des intervalles d’un an environ. Je n’attendais, par conséquent, rien de semblable de la rencontre à venir. Je voulais savoir de Carlos si l’enfant que je supposais porter dans mon ventre naîtrait assez tôt pour trahir notre secret auprès de mon mari.

Lorsque la famille se fut couchée, j’allai dans ma chambre et m’habillai avec soin, je tressai mes cheveux et mis tous mes bijoux. Puis j’attachai une extrémité de l’échelle de corde au montant du lit et lançai l’autre extrémité par la fenêtre ; elle se tendit tout de suite sous le poids de Carlos. Mes yeux se réjouirent à la vue de mon bel amant, et nous tombâmes bientôt dans les bras l’un de l’autre. Encore et encore, nous nous dévorions des yeux et nous nous serrions l’un contre l’autre. Les mots étaient devenus inutiles ; nos baisers et nos caresses devinrent plus passionnés et, pour la première fois de ma vie, je ressentis un violent désir. Les lèvres entre mes cuisses devinrent humides et ardentes ; je pouvais sentir mes joues brûler sous le regard ardent de mon amant ; je ne pouvais plus soutenir son regard – mes yeux se brouillaient de honte. Il commença à me déshabiller rapidement, sa main tremblant d’impatience. Se pouvait-il qu’il voulût me pénétrer à nouveau, comme il l’avait fait dans l’orangeraie ? Une heure plus tôt, je l’aurais redouté ; maintenant, cette pensée me faisait vibrer là où la douleur avait été la plus vive. À peine vêtue de ma chemise déboutonnée par la main avide de mon amant, je m’échappai de ses bras et cachai ma confusion sous le couvre-lit. Il se déshabilla bientôt et me rejoignit puis, m’accordant un baiser sur le cou et sur chacun de mes seins nus, il ouvrit mes cuisses et sépara les boucles de ma toison. Je sentis à nouveau l’objet raide et chaud qui entrait. Il me pénétra lentement à cause de l’étroitesse de ma gaine, mais chaque pouce qui me pénétrait m’était de plus en plus agréable. Quand il fut complètement en moi, j’étais en extase, mais quelque chose me manquait. J’enroulai mes bras autour de mon amant et répondis avec passion à ses baisers. J’étais presque tentée de répondre à ses coups de boutoir par un mouvement de mes reins. Ma virginité avait disparu et la tendre blessure était complètement guérie, mais j’avais encore des restes de honte de jeune fille. Il resta immobile un moment, puis il donna une demi-douzaine de poussées profondes, me donnant plus de plaisir à chacune d’elles. Il culmina enfin dans un frisson si exquis que mon corps sembla fondre. Je n’en voulais pas plus. Je poussai un soupir de profonde satisfaction et mes bras tombèrent sans force à mes côtés, mais je reçus avec un plaisir passionné les deux ou trois poussées supplémentaires que Carlos me donna, inondant à chaque fois mon fourreau d’un jet abondant qui apaisait et baignait ses replis. Nous restâmes longtemps immobiles ; le membre rigide qui m’avait si complètement remplie avait rétréci jusqu’à sortir totalement. Carlos me soulagea enfin de son poids en s’allongeant à mon côté, mais nos jambes restèrent enlacées. Nous avions maintenant le temps de nous parler. Mon amant m’expliqua tous les mystères sexuels qu’il me restait à connaître, et nous formions les plans qui nous permettraient de nous retrouver souvent seuls après mon mariage. Ces explications et ces projets se mêlaient si bien à nos caresses qu’avant que mon amant ne me quitte, nous avions joui cinq fois dans les bras l’un de l’autre. J’eus à peine la force de remonter l’échelle de corde après son départ. Le jour commençait à poindre. Je tombai dans un sommeil sans rêve et fut réveillée par ma duègne qui frappait à la porte pour me rappeler qu’il était près de dix heures et que je devais me marier à onze. Je ne me pressai pas, mais j’arrivai à l’église à temps. Pendant toute la cérémonie, je sentis le sperme de mon amant couler le long de mes cuisses.

Nous avons tous applaudi Inez à la fin de son histoire. Pendant qu’elle la racontait, l’une des femmes que j’avais remarquée comme étant la plus gironde du groupe, se blottit près de moi et me permit d’explorer de la main tous ses charmes. Pendant la description de la scène de l’orangeraie, mes doigts jouaient avec la toison entre ses cuisses, et, pendant la suite de l’histoire, ils en écartèrent les boucles et caressèrent les lèvres au-dessous. Elle avait tourné en partie son ventre vers moi de sorte que ce petit jeu ne pouvait pas se voir. Mes doigts étaient encouragés par la main de la belle jusqu’à ce que je fasse pénétrer deux d’entre eux qui restèrent prisonniers de la chair chaude et humide. Le petit bouton que toutes les femmes ont à cet endroit, et qui est le siège principal de leurs sensations, était chez elle remarquablement développé. Il était aussi gros que le bout de mon petit doigt. Je jouai avec, le pinçai et le caressai tout en plongeant mes doigts de plus en plus loin ; elle manifesta son plaisir en m’embrassant dans le cou, où elle avait caché son visage. Pendant qu’Inez décrivait son premier frisson dans la scène de la chambre à coucher, mes doigts faisaient tout leur possible pour donner du plaisir à l’autre femme ; avec succès, car ils furent soudain baignés de son jus et en même temps elle poussa un profond soupir que personne ne remarqua, car tout le monde pensa que c’était dû à l’histoire d’Inez. Puis elle retira ma main et resta parfaitement immobile. Inez fut sur le point de lui tendre l’écharpe, mais elle était si immobile qu’elle la donna à une autre. « Elle, dit Inez, c’est Hélène, elle est Grecque. Elle te racontera son histoire et ensuite elle fera tout ce que tu voudras ». Ma tête reposait encore sur la poitrine d’Inez. Hélène sourit, puis se pencha et m’embrassa. Elle était de taille moyenne, très mince, mais gracieuse et bien ronde, et sa peau était aussi blanche que l’albâtre. Ses traits semblaient sortis d’un parfait moule antique, éclairés par de beaux yeux gris. Sa brillante chevelure noire était ramenée en un nœud juste au-dessous de la nuque, et il s’en échappait de chaque côté une boucle unique qui jouait avec un sein ferme et finement arrondi. Le vermillon profond de ses lèvres contrastait avec la pâleur de ses joues, dont le teint était à peine plus soutenu que celui de ses oreilles finement découpées. Elle avait environ vingt-deux ans et était prête à offrir une charmante étreinte. Je l’amenai à s’asseoir sur mes genoux et lui demandai de commencer son histoire.