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PIETRO DELLA FRANCESCA.
diter. Les prétendues peintures de saint Luc ne
remontent pas plus haut que le douzième siècle ,
et accusent d’une manière incontestable des styles
différents. Les unes sont dues à quelques grecs qui
Italiens qui s’étaient formés sur leurs exemples.
Les écrivains qui ont passé sous silence ces ouvrages
se sont généralement accordés à faire dater la nais- naissance
sance de l’école romaine du treizième siècle où des
Grecs et des Latins peignirent ensemble à Assise et
à Subiaco, plusieurs années avant la venue du cé- célèbre
lèbre Giunta. Ils n’auraient pas dû cependant ou- oublier
blier la collection des papes qui fut peinte dès le
cinquième siècle dans la basilique de Saint-Paul à
Rome, par l’ordre de saint Léon. Ils auraient dû,
tout au moins, mentionner les peintures de Pesaro,
évidemment antérieures au onzième siècle, celles de
l’église de Sant’-Urbano qui portent la date de 101 1 1011,
celles de Santa-Maria-Primerana de Fiesole et de
Santa-Maria-Prisca d’Orvietto, qui appartiennent au
douzième siècle. Il est vrai qu’aucun de ces monu- monuments
ments ne peut former un titre de gloire pour une
école ; mais il était du devoir de l’historien de ne
pas les négliger, afin de marquer la marche et les
progrès de l’art dans les contrées où le génie romain
se développa dans toute sa splendeur. Au treizième
siècle, il s’établit à Pérouse, à l’imitation de la com-compagnie
pagnie de Saint-Luc de Venise, une corporation de
peintres qui enrichirent de miniatures une foule de
manuscrits qui existent encore aujourd’hui à Rome
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