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parole du ''maître'' dans les contestations ; plus de supériorité pour le patron dans les conseils de prud’hommes ; la liberté de coalition est entière ; il manque encore en théorie celle d’association et de réunion mais une sage tolérance pratique en concède l’usage.
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parole du ''maître'' dans les contestations ; plus de supériorité pour le patron dans les conseils de prud’hommes ; la liberté de coalition est entière ; il manque encore en théorie celle d’association et de réunion ;mais une sage tolérance pratique en concède l’usage.
   
Toutes ces libertés n’ont pas seulement fourni aux ouvriers des satisfactions idéales, des jouissances spéculatives ; elles ont eu pour eux des résultats matériels, tangibles, en ce qui concerne le taux des salaires, la durée du travail, l’organisation des tâches, le mode et l’époque de paiement de la main-d’œuvre,
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Toutes ces libertés n’ont pas seulement fourni aux ouvriers des satisfactions idéales, des jouissances spéculatives ; elles ont eu pour eux des résultats matériels, tangibles, en ce qui concerne le taux des salaires, la durée du travail, l’organisation des tâches, le mode et l’époque de paiement de la main-d’œuvre, les règlements d’ateliers. Il s’est accompli presque silencieusement, dans la période de 1820 à 1870 en Angleterre, dans celle de 1848 à 1873 en France, une véritable émancipation de la population ouvrière. Il ne faut pas oublier cependant que tous ces droits nouveaux, toutes ces nouvelles facultés comportent des abus, surtout pendant la période qui en suit la conquête. Les libertés demandent une éducation qui ne peut se faire que par l’expérience même ; il faut trente ou quarante ans pour que la population apprenne à se servir efficacement et sagement des droits qu’elle possède encore ne doit-on pas
les règlements d’ateliers. Il s’est accompli presque silencieusement, dans la période de 1820 à 1870 en Angleterre, dans celle de 1848 a 1873 en France, une véritable émancipation de la population ouvrière. Il ne faut pas oublier cependant que tous ces droits nouveaux, toutes ces nouvelles facultés comportent des abus, surtout pendant la période qui en suit la conquête. Les libertés demandent une éducation qui ne peut se faire que par l’expérience même ; il faut trente ou quarante ans pour que la population apprenne à se servir efficacement et sagement des droits qu’elle possède encore ne doit-on pas
 
 
espérer que cette sagesse, une fois acquise, soit continue, sans défaillances, sans retours d’emportement et de folie ; mais, comme l’a dit avec une si haute raison Montesquieu, dans le dialogue d’Eucrate, quel que soit le prix de la liberté, il faut le payer aux dieux.
 
espérer que cette sagesse, une fois acquise, soit continue, sans défaillances, sans retours d’emportement et de folie ; mais, comme l’a dit avec une si haute raison Montesquieu, dans le dialogue d’Eucrate, quel que soit le prix de la liberté, il faut le payer aux dieux.
   
 
Si tous les progrès de la législation ont tourné à l’avantage de l’ouvrier, il en a été de même des progrès industriels et commerciaux. La situation relative de l’ouvrier et du patron en a été transformée.
 
Si tous les progrès de la législation ont tourné à l’avantage de l’ouvrier, il en a été de même des progrès industriels et commerciaux. La situation relative de l’ouvrier et du patron en a été transformée.
   
C’est, au moins pour le temps présent, une erreur que le <ref follow="p402">{{tiret2|d’ex|clusions}} ; ainsi à Marseille la Société des portefaix est une sorte de confrérie fermée, qui perçoit des gains exorbitants le travail dans les docks de Marseille n’est pas libre. Lu population se plaint avec raison d’un état de choses qui rappelle le moyeu âge. D’autre part, les ouvriers de beaucoup de corps d’état, en prétendant restreindre l’apprentissage, tendent à reconstituer une sorte d’aristocratie ouvrière en dehors de laquelle serait la plus grande partie de ce que l’on appelle le Prolétariat.</ref>
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C’est, au moins pour le temps présent, une erreur que le <ref follow="p402">{{tiret2|d’ex|clusions}} ; ainsi à Marseille la Société des portefaix est une sorte de confrérie fermée, qui perçoit des gains exorbitants le travail dans les docks de Marseille n’est pas libre. La population se plaint avec raison d’un état de choses qui rappelle le moyeu âge. D’autre part, les ouvriers de beaucoup de corps d’état, en prétendant restreindre l’apprentissage, tendent à reconstituer une sorte d’aristocratie ouvrière en dehors de laquelle serait la plus grande partie de ce que l’on appelle le Prolétariat.</ref>
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