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Sophocle met au-dessous des femmes les hommes mous et voluptueux qui s’habillent comme elles. Comme, en effet, les habits des soldats, des marins et des princes font reconnaître leur état et leur rang, les vêtements de l’homme réglé et tempérant doivent annoncer son caractère et ses mœurs. Il faut qu’ils soient sans ornements, et que leur propreté seule les embellisse. Dans la partie de l’ancienne loi où Moïse traite de la lèpre, il défend expressémenient l’usage des habits diversifiés par mille couleurs différentes, comme si cette ressemblance qu’ils ont avec les écailles du serpent leur donnait quelque chose de la malignité de cet animal impur. Au contraire, il appelle pur celui sur qui n’éclate point cette variété de couleurs brillantes et dont toute la personne est Manche depuis la tête jusqu’aux pieds, afin qu’à l’image de Dieu, qui n’est ni trompeur, ni divers, nous revêtions notre âme et notre corps des couleurs simples de la vérité. Le sage Platon, imitateur en ceci du divin Moïse, ne permet point des habits plus recherchés que ceux dont l’usage suffit à une femme chaste et modeste ; persuadé que la couleur blanche est de tontes les couleurs la plus convenable à l’honnêteté, il veut qu’on réserve Les autres pour les ornements de la guerre. Le blanc convient donc aux hommes qui aiment la paix et marchent à la lumière de la vertu. Comme les signes qui ont du rapport avec les causes eu font connaître les effets et les indiquent aux yeux, comme la fumée annonce la présence du feu, « et un pouls réglé celle de la santé, de même la forme et la couleur de nos vêtements indiquent la nature et le caractère de nos mœurs. La tempérance, si simple et si pure ; la propreté, qui, 4tant comme l’image de la tempérance, ne permet jamais aux choses honteuses de l’approcher et de la souiller ; la simplicité enfin, qui ne connaît ni la vanité ni le faste, telles sont, telles doivent être les habitudes constantes d’une vie sainte et chrétienne. Les vêtements utiles et solides ne sont point ceux que les artifices de l’ouvrier n’ont rien oublié pour embellir, mais ceux dont l’épaisseur conserve la chaleur naturelle en ne lui laissant aucune issue pour s’exhaler au-dehors, et qui, mêlant
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[[Auteur:Sophocle|Sophocle]] met au-dessous des femmes les hommes mous et voluptueux qui s’habillent comme elles. Comme, en effet, les habits des soldats, des marins et des princes font reconnaître leur état et leur rang, les vêtements de l’homme réglé et tempérant doivent annoncer son caractère et ses mœurs. Il faut qu’ils soient sans ornements, et que leur propreté seule les embellisse. Dans la partie de l’ancienne loi où Moïse traite de la lèpre, il défend {{corr|expressémement|expressément}} l’usage des habits diversifiés par mille couleurs différentes, comme si cette ressemblance qu’ils ont avec les écailles du serpent leur donnait quelque chose de la malignité de cet animal impur. Au contraire, il appelle pur celui sur qui n’éclate point cette variété de couleurs brillantes et dont toute la personne est blanche depuis la tête jusqu’aux pieds, afin qu’à l’image de Dieu, qui n’est ni trompeur, ni divers, nous revêtions notre âme et notre corps des couleurs simples de la vérité. Le sage [[Auteur:Platon|Platon]], imitateur en ceci du divin Moïse, ne permet point des habits plus recherchés que ceux dont l’usage suffit à une femme chaste et modeste ; persuadé que la couleur blanche est de toutes les couleurs la plus convenable à l’honnêteté, il veut qu’on réserve les autres pour les ornements de la guerre. Le blanc convient donc aux hommes qui aiment la paix et marchent à la lumière de la vertu. Comme les signes qui ont du rapport avec les causes en font connaître les effets et les indiquent aux yeux, comme la fumée annonce la présence du feu, et un pouls réglé celle de la santé, de même la forme et la couleur de nos vêtements indiquent la nature et le caractère de nos mœurs. La tempérance, si simple et si pure ; la propreté, qui, étant comme l’image de la tempérance, ne permet jamais aux choses honteuses de l’approcher et de la souiller ; la simplicité enfin, qui ne connaît ni la vanité ni le faste, telles sont, telles doivent être les habitudes constantes d’une vie sainte et chrétienne. Les vêtements utiles et solides ne sont point ceux que les artifices de l’ouvrier n’ont rien oublié pour embellir, mais ceux dont l’épaisseur conserve la chaleur naturelle en ne lui laissant aucune issue pour s’exhaler au-dehors, et qui, mêlant