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{{Centré|<big>VICTOR DE LAPRADE</big>}}
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{{Centré|1812 - 1883}}
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{{lettrine|I|lignes=3}}{{sc|ssu}} <i>d’une noble et ancienne famille du Forez, Victor de Laprade naquit à Montbrison, contrée montagneuse et boisée, au milieu d’un beau paysage où son esprit reçut le germe de ce sentiment de la nature qu’il devait répandre, si intense et si grandiose, dans tous ses poèmes. Ayant achevé ses études classiques au lycée de Lyon, et ses études de droit à la Faculté d’Aix en Provence, mais gardant une certaine défiance du goût impérieux qui l’entraînait vers les lettres, il se fit inscrire au barreau de Lyon, plaida quelque peu, songea même à entrer dans la magistrature. Bientôt pourtant sa vocation l’emporta, et il vint à Paris tenter la fortune de la publicité.
{{lettrine|I|lignes=3}}{{sc|ssu}} <i>d’une noble et ancienne famille du Forez, Victor de
Laprade naquit à Montbrison, contrée montagneuse et boisée,
au milieu d’un beau paysage où son esprit reçut le germe de
ce sentiment de la nature quil devait répandre, si intense et si grandiose,
dans tous ses poèmes. Ayant achevé ses études classiques au lycée de Lyon,
et ses études de droit à la Faculté d’Aix en Provence, mais gardant une
certaine défiance du goût impérieux qui l’entraînait vers les lettres, il se
fit inscrire au barreau de Lyon, plaida quelque peu, songea même à entrer
dans la magistrature. Bientôt pourtant sa vocation l’emporta, et il vint à
Paris tenter la fortune de la publicité.
 
C’est alors qu’il se révéla au monde littéraire par la publication de sa </i> Psyché <i>(1840), pure fleur de poésie éclose dans un esprit pénétré par Platon, ébloui par Phidias, mais resté, malgré sa juvénile témérité, sincèrement, absolument chrétien ; poème charmant et profond où l’auteur, employant le plus gracieux des symboles, montre, dans la légende de cette jeune fille devenue l’épouse d’Éros, la destinée de l’âme humaine s’unissant à Dieu dans l’éternité.</i>
C’est alors quil se révéla au monde littéraire par la publication de sa
</i>Psyché<i> (1840), pure fleur de poésie éclose dans un esprit pénétré par
Platon, ébloui par Phidias, mais resté, malgré sa juvénile témérité,
sincèrement, absolument chrétien ; poème charmant et profond où l’auteur,
employant le plus gracieux des symboles, montre, dans la légende de
cette jeune fille devenue l’épouse d’Éros, la destinée de l’âme humaine
s’unissant à Dieu dans l’éternité.
 
</i>Psyché <i> fut bientôt suivie des </i> Odes et Poèmes <i> (1844). C’est là que Victor de Laprade a fait sa plus riche et sa plus féconde moisson lyrique ; c’est là qu’il a chanté, avec cet enthousiasme, cette exubérance de jeunesse que les poètes eux-mêmes n’éprouvent qu’une fois dans leur vie, son {{tiret|can|tique}}</i>
Victor de Laprade a fait sa plus riche et sa plus féconde moisson lyrique ;
c’est là qu’il a chanté, avec cet enthousiasme, cette exubérance de jeunesse
que les poètes eux-mêmes n’éprouvent qu’une fois dans leur vie, son {{tiret|can|tique}}</i>