« La Faute de l’abbé Mouret » : différence entre les versions

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Puis, quand ils s’en allèrent enfin, elle s’arrêta à chaque re-jet sauvage, s’emplissant les poches de petites poires âpres, de petites prunes aigres, disant que ce serait pour manger en route. C’était cent fois meilleur que tout ce qu’ils avaient goûté jusque-là. Il fallut que Serge en avalât, malgré les grimaces qu’il faisait à chaque coup de dent. Ils rentrèrent éreintés, heureux, ayant tant ri, qu’ils avaient mal aux côtes. Même, ce soir-là, Albine n’eut pas le courage de remonter chez elle ; elle s’endormit aux pieds de Serge, en travers sur le lit, rêvant qu’elle montait aux arbres, achevant de croquer en dormant les fruits des sauva-geons, qu’elle avait cachés sous la couverture, à côté d’elle.
 
=== X. ===
 
Huit jours plus tard, il y eut de nouveau un grand voyage dans le parc. Il s’agissait d’aller plus loin que le verger, à gauche, du côté des larges prairies que quatre ruisseaux traversaient. On ferait plusieurs lieues en pleine herbe ; on vivrait de sa pêche, si l’on venait à s’égarer.
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