Différences entre les versions de « Œuvres de Pierre Curie/58 »

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==__MATCH__:[[Page:Curie - Œuvres de Pierre Curie, 1908.djvu/617]]==
{{t2|Sur un électromètre astatique pouvant servir comme wattmètre}}
 
 
 
à la seule condition que l’angle des deux fentes diamétrales ne soit pas très petit. K est une constante caractéristique, égale à deux fois le quotient de la capacité de l’aiguille pour l’unité d’angle par le couple de torsion du fil de suspension pour l’unité d’angle. L’avantage de cet instrument réside, non dans le substitution de demi-cercles aux secteurs de l’électromètre à quadrants, mais e dans le fait que l’aiguille mobile est formée d’un système de deux conducteurs à des potentiels distincts, en tous points semblable au système des conducteurs fixes : l’appareil est ainsi rendu plus symétrique, et cette symétrie se retrouve dans la formule qui donne les déviations de l’instrument.
==[[Page:Curie - Œuvres de Pierre Curie, 1908.djvu/618]]==
au système des conducteurs fixes : l’appareil est ainsi rendu plus symétrique, et cette symétrie se retrouve dans la formule qui donne les déviations de l’instrument.
 
 
 
M. Gouy a montré récemment que, dans l’électromètre à quadrants ordinaire, il y avait lieu de tenir compte d’un couple directeur électrique qui, indépendamment du fil de torsion, tend à ramener l’aiguille dans la position d’équilibre symétrique ; aussi, dans certains cas, la formule ordinairement employée pour l’électromètre n’est plus applicable. Dans notre instrument, il n’y a pas de couple directeur électrique et la formule donnée plus haut est rigoureusement vraie. L’appareil a été construit par M. Ducretet. L’aiguille, très légère, est découpée dans une feuille d’aluminium extrêmement mince (1/40 de millimètre) qui reçoit une rigidité assez forte d’un gaufrage préalable, donnant une surface ondulée analogue à celle des tambours des baromètres anéroïdes. La position d’équilibre de l’aiguille est déterminée par deux fils de platine très fins, tendus en dessus et en dessous de l’aiguille (comme dans le galvanomètre Deprez-d’Arsonval) ; ces deux fils servent à la fois à équilibrer par leur torsion les actions électriques et à établir les communications électriques respectivement avec les deux demi-cercles métalliques A1 et A2. Les plateaux fixes sont au nombre de quatre, deux en dessus et deux en dessous de l’aiguille. Ceux qui sont situés l’un en dessus de l’autre sont généralement rendus solidaires au point de vue électrique. Ces plateaux sont des aimants, et les oscillations de l’aiguille se trouvent amorties par les courants d’induction qui nais-sent dans sa masse sous les influences magnétiques. Enfin les plateaux, soutenus par les parois de la cage qui enveloppe l’instrument, sont pourvus de tous les mouvements de réglage. Les usages de cet instrument sont les suivants :
==[[Page:Curie - Œuvres de Pierre Curie, 1908.djvu/619]]==
l’aiguille se trouvent amorties par les courants d’induction qui nais-sent dans sa masse sous les influences magnétiques. Enfin les plateaux, soutenus par les parois de la cage qui enveloppe l’instrument, sont pourvus de tous les mouvements de réglage. Les usages de cet instrument sont les suivants :
 
 
L’instrument donne, en effet, le produit de deux différences de potentiel. On peut prendre pour l’une d’elles la force électromotrice F aux bornes entre lesquelles on veut évaluer le travail dépensé par un courant électrique. On prendra ensuite, pour l’autre différence de potentiel, celle qui existe aux extrémités d’un fil de résistance connue, placé dans le circuit général ; cette différence de potentiel est proportionnelle à l’intensité du courant. Les déviations sont alors proportionnelles aux produits El et permettent d’évaluer à chaque instant le travail dépensé pendant l’unité de temps.
 
Lorsqu’il s’agit de courants alternatifs, cet instrument est le seul qui permette d’évaluer rigoureusement le travail dépensé. On sait en effet que l’on ne peut pas mesurer séparément, dans ce cas, la force électromotrice et l’intensité du courant pour calculer le travail. Les wattmètres basés sur les actions des courants sur les courants ne donnent pas non plus rigoureusement le travail. Enfin la méthode électro-métrique de M. Potier<ref>POTIER, Journal de Physique, 1{{e|ère}} série, t. X, p. 445-1881.</ref>, de beaucoup la meilleure parmi celles que l’on a indiquées jusqu’ici, peut être faussée par l’insuffisance de la formule ordinairement employée pour l’électromètre<ref>LEDEBŒR, Lumière électrique, 1888. </ref>.
==[[Page:Curie - Œuvres de Pierre Curie, 1908.djvu/620]]==
faussée par l’insuffisance de la formule ordinairement employée pour l’électromètre<ref>LEDEBŒR, Lumière électrique, 1888. </ref>.
 
 
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