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disparus, c’étaient maintenant les Minamoto et les Taïra qui se trouvaient aux prises : longue guerre qui dura plusieurs siècles, toute remplie d’épisodes dramatiques ou romanesques, de revirements, d’exploits fabuleux, de grandes dépenses d’intelligence et d’énergie malheureusement sans profit pour personne, car — en ce pays lointain que son isolement protégeait si complètement des périls extérieurs et qui, tout du long de l’histoire, se trouva au vrai sens du mot « maître de son destin » plus que ne le fut jamais aucun peuple civilisé — la féodalité, à l’inverse de ce qui se passa en Europe, n’avait point de sens ; elle ne constitua qu’un sport brillant et superflu.
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Il advint du moins qu’un réservoir de forces physiques se créa de la sorte et, d’autre part, le gouvernement du shogun Yoritomo (1189-1199) chef des Minamoto et homme {{corr|d’Etat|d’État}} éminent, en régularisant et en fortifiant les rouages de la machinerie politique, prépara le pays à affronter l’aventure inattendue et unique qui l’assaillit soudainement. Koublaï Khan, devenu empereur de Chine et suzerain de la Corée, envoya en 1268 une ambassade comminatoire réclamer la {{corr|soummission|soumission}} des Japonais. C’était folie. Immédiatement, sous l’insulte, le Japon tout entier se dressa. Avec une admirable unanimité les forces convergèrent autour du pouvoir et lorsque les vaisseaux de Koublaï Khan parurent dans ce détroit de Tsoushima où six siècles et demi plus tard la flotte russe devait à son tour rencontrer la défaite, ce fut un désastre pour les assaillants. Des vingt-cinq mille hommes qu’ils portaient et malgré que ceux-ci eussent des canons — arme inconnue des Japonais — plus de la moitié périrent en prenant terre. Koublaï Khan s’entêta comme jadis Xerxès voulant du mal aux Grecs. Avec la même ignorance et la même suffisance que le monarque persan, il arma une flotte énorme qui devait conduire au Japon cent mille hommes (1281). Les soldats débarquèrent. Un ouragan complaisant ayant décimé les navires derrière eux, la retraite leur fut coupée et ils périrent en masse. L’indépendance du Japon était sauve, si tant est qu’elle eût pu, même en cette circonstance, se trouver durablement menacée. Elle était sauve à jamais ; nul ne s’avisa plus de risquer le coup.
 
L’empereur Go Daïgo dont l’avènement se place en 1319 jugea les circonstances opportunes à une restauration impériale. Après un premier échec, il atteignit son but aidé par Masashigé, héros populaire qui rappelle le Bayard français. En présence de
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