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en administrer toute la partie centrale qui deviendra — et restera — la Bourgogne. Elle résiste de son mieux à la barbarie franque et sa résistance est dirigée par des celto-romains qui portent des noms latins. Dans toute la région située au sud de la Loire et principalement autour de Bordeaux et de Toulouse, même résistance. Là aussi les celto-romains sont seuls à posséder une instruction dont les Francs n’ont même pas le désir, qui n’en exerce pas moins une séduction et une influence. Ils ont aussi conservé de très grosses fortunes. On le voit par des donations pieuses dont le détail est parvenu jusqu’à nous. L’un lègue cinquante-cinq maisons ; un autre cent quarante fermes ou domaines ruraux. Les testaments se font généralement d’après le droit romain. Du reste le latin se perpétue un peu partout.
 
La période qui s’étend de la mort de Dagobert à l’élection de Pépin le bref (638-751) n’est intéressante que par l’effrayante décomposition qui s’y révèle et par la leçon qui s’en dégage concernant les « reculs » possibles de l’humanité. Trop de gens raisonnent inconsciemment comme si les progrès acquis n’étaient jamais perdus et devaient finalement se retrouver sous un mode quelconque. L’exemple de l’œuvre de destruction accomplie en Gaule par la barbarie franque prouve qu’une telle loi n’a rien d’absolu. Dagobert dont nous venons de prononcer le nom n’est pas capable d’arrêter la décadence. Il se donne de grands airs. Il correspond avec l’empereur Heraclius. Dans sa villa rustique
La période qui s’étend de la mort de Dagobert à l’élection de
de Clichy près de Paris, il se fait rendre hommage par le « duc des Bretons » Judicaël. Il aurait des atouts dans son jeu mais pour en profiter, il faudrait une personnalité d’une autre envergure que la sienne ; et tout ce qui restera de lui sera une chanson qui le rend ridicule. Après lui, il n’y a plus que des « rois fainéants » dont l’autorité n’est que nominale. Le pouvoir est exercé par les « maires du palais » sortes de vice-rois. Les deux principaux sont ceux d’Austrasie et de Neustrie. Divisions
.Bépin le bref (638-751) n’est intéressante que par l’effrayante
décomposition qui s’y révèle et par la leçon qui s’en dégage
concernant les «reculs» possibles de l’humanité. Trop de gens
raisonnent inconsciemment comme si les progrès acquis n’étaient
jamais perdus et devaient finalement se retrouver sous un mode
quelconque. L’exemple de l’œuvre de destruction accomplie en
Gaule par la barbarie franque prouve qu’une telle loi n’a rien
d’~bsolu. Dagobert dont nous venons de prononcer le nom n’est
pas capable d’arrêter la décadence. Il se donne de grands airs.
Il correspond avec l’empereur Heraclius. Dans sa villa rustique
de Clichy près de Paris, il se fait rendre hommage par le « duc
des Bretons» .Judicaël. Il aurait des atouts dans son jeu mais
pour en profiter, il faudrait une personnalité d’une autre
envergure que la sienne ; et tout ce qui restera de lui sera une
chanson qui le rend ridicule. Après lui, il n’y a plus que cle.s
« rois fainéants » dont l’autorité n’est que nominale. Le pouvoir
est exercé par les « maires du palais» sortes ·de vice-rois. Les
deux principaux ~ont ceux d’Austrasie et de Neustrie. Divisions
artificielles qui ne sont pas destinées à durer, !’Austrasie et μ.
Neustrie répondent pourtant à une certaine réalité. L’Austrasie
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