Différences entre les versions de « La Vie de M. Descartes/Livre 2/Chapitre 2 »

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la satisfaction de ceux qui n' en ont pas encore ouy
parler.
 
On prétend que le prémier fondateur de cette confrérie
des rose-croix étoit un allemand né dés l' an 1378,
l' attendoient chez eux, comme celuy qui devoit être
l' auteur d' une réformation générale dans l' univers.
 
Ils l' instruisirent ensuite sur diverses choses, et luy
communiquérent la plûpart de leurs secrets. Aprés
ville de Fez pour conférer avec les sages et les
cabalistes, dont cette ville étoit fort abondante.
 
De là il passa en Espagne, d' où il se fit chasser
pour avoir voulu y jetter les fondemens de sa nouvelle
ans aprés, et donna lieu à l' établissement des fréres
de la rose-croix, qui se fit l' an 1604.
 
On dit qu' ils n' étoient que quatre confréres d' abord,
et qu' ils augmentérent ensuite jusqu' au nombre de huit.
 
Une des prémiéres choses qu' on peut leur attribuer
est sans doute l' invention du roman de leur fondateur,
ce qui désignoit fort nettement l' an
1604, qui est celuy de leur établissement.
 
On n' est pas encore aujourd' huy trop bien informé de
la raison qui leur a fait porter le nom de '' rose-croix ''
.
 
Mais sans s' arrêter aux conjectures ingénieuses des
esprits mystérieux sur ce point, on peut s' en tenir
de leur fondateur, quoyque ces confréres eussent voulu
persuader au public que leur maître n' avoit pas de nom.
 
La fin de leur institut étoit la réformation
générale du monde, non pas dans la religion, dans la
qui ont donné matiére à une multitude de traitez
qui se sont faits pour et contre eux.
 
Ceux qui ont entrepris de les décrier comme des
extravagans, des visionnaires et des impies, leur
ont fait passer pour une nouvelle secte de luthériens
paracelsistes.
 
Monsieur Descartes ne sçavoit pas celuy de leurs
statuts qui leur ordonnoit de ne point paroître ce
son séjour d' Allemagne luy avoit valu la réputation
d' être de la confrérie des rose-croix.
 
Se voyant ainsi déchû de l' espérance qu' il avoit euë,
de trouver quelqu' un qui fût en état de le soulager
nature aux régles de la mathématique à mesure qu' il
faisoit quelque nouvelle découverte dans la physique.
 
Ces occupations le garantirent des chagrins et des
autres mauvais effets de l' oisiveté, et elles le
dans la ville de Prague, où il demeura jusqu' au
milieu du mois de décembre.
 
Il prit ensuite son quartier d' hiver avec une partie
des troupes que le Duc De Baviére laissa sur les
et de joüer, tant qu' ils luy laissoient celle d' étudier
en retraite.
 
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