Différences entre les versions de « Page:Proudhon - Explications sur le droit de propriété.djvu/11 »

m (Yann : ocr)
État de la page (Qualité des pages)État de la page (Qualité des pages)
-
Page non corrigée
+
Page corrigée
Contenu (par transclusion) :Contenu (par transclusion) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
  +
droit de propriété parla critique, je propose de le transformer par voie de développement organique et industriel, et vous vous demanderez si l’auteur d’un pareil programme est spoliateur et anarchiste<ref>Le ministère public, en réponse à ces paroles du prévenu, a cité un passage des premiers mémoires, dans lequel l’auteur se déclare ''anarchiste''. Le ministère public n‘a pas compris que le mot ''anarchie'' était pris en cet endroit dans le sens de ''négation de souveraineté'', c’est-a-dire substitution de la raison pure au bon plaisir dans le gouvernement. En un mot, l’auteur croit à la science et ne reconnait la souveraineté de personne. Mais, dans sa défense, se conformant au langage reçu, il s’est déclaré non-anarchiste, ce qui voulait dire ami de l’ordre.</ref>.
«
 
  +
sua nn mtorr na rno1>nni·r1i: 103
 
  +
''À M. Duchâtel, ministre de l’intérieur.''
droit de propriété parla critique, je propose de le transformer
 
  +
par voie de développement organique et industriel, et vous
 
  +
« Si nous voulons épargner à la société de nouveaux bouleversements, il faut bouleverser la jurisprudence, je veux dire la reconstituer à l‘aide d’un nouveau droit administratif, et en la pénétrant de l’élément économique.
vous demanderez si l’auteur d’un pareil programme est spolia-
 
  +
teur et anarchiste (1).
 
  +
« Telle est aujourd'hui l’opinion des plus savants jurisconsultes. Notre Code civil, au dire du procureur général de la cour de cassation, est à refaire d’un bout à l’autre. On peut en dire autant des autres codes et de la Charte elle-même. Mais, pour accomplir cette grande œuvre, il faut associer trois puissances, jusqu’à ce jour déplorablement ennemies, la jurisprudence civile, l’administration, l’économie politique : c’est l’objet des mémoires que je publie.
A I!. Duchdtel, ministre de Hntdrieur. `
 
  +
« Si nous voulons épargner à la société de nouveaux boule-
 
versements, il faut bouleverser la jurisprudence, je veux dire
 
la reconstituer à l‘aide d’un nouveau droit administratif, et en
 
la pénétrant de Pélément économique.
 
« Telle est aujourd'hui l’opinion des plus savants juriscon—
 
suites. Notre Code civil, au dire du procureur général de la
 
cour de cassation, est a refaire d’un bout à l'autre· On peut en
 
dire autant des autres codes et de la Charte elle-mème. Mais,
 
pour accomplir cette grande œuvre, il faut associer trois
 
puissances, j usqu’à ce jour déplorablement ennemies, la juris-
 
prudence civile, Padministration, Péconomie politique: c’est
 
, l’0bjet des mémoires que je publie.
 
 
« La propriété, base de notre ordre social, est aussi, par la
 
« La propriété, base de notre ordre social, est aussi, par la
  +
transformation de son principe en celui de souveraineté, la base de notre gouvernement. Mais quelle est cette propriété ? C‘est la propriété ''quiritaire'', propriété jalouse, envahissante, insociale ; propriété qui donne tout au citoyen au préjudice de l’État, qui y consacre le monopole individuel au détriment de l’intérêt général. Or, cette propriété, telle que le droit romain l’a faite et que le Code Napoléon l’a conservée, ne suffit plus, dans sa
transformation de son principe en celui de souveraineté, la base
 
de notre gouvernement. Mais quelle est cette propriété? C‘est la
 
' propriété quiritatre, propriété jalouse, envahissante, insociale;
 
propriété qui donne tout au citoyen au préjudice de l’Etat, qui
 
y consacre le monopole individuel au détriment de l’intérét
 
général. Or, cette propriété, telle que le droit romain l’a faite
 
y et que le Code Napoléon l’a conservée, ne sufïit plus, dans sa
 
(1) Le ministère public, en réponse a ces paroles du prévenu, a cité ‘
 
, un passage des premiers mémoires, dans lequel Pautenr se déclare
 
anarchiste. Le ministère public n‘a pas compris que le mot anarchie
 
était pris en cet endroit dans le sens de négation de souveraineté,
 
c’est-a-dire substitution de la raison pure au bon plaisir dans le gou-
 
vernement. En un mot, l’auteur croit a la science et ne reconnait la
 
souveraineté de personne. Mais, dans sa défense, se conformant au Ian-
 
gîâerëeçu, il s'est déclaré non-anarchiste, ce qui voulait dire ami de
 
Pied de page (noinclude) :Pied de page (noinclude) :
Ligne 1 : Ligne 1 :
  +
  +
<references/>
164 293

modifications