Différences entre versions de « Imitation de Jésus-Christ/Livre 2/Chapitre 9 »

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==__MATCH__:[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/256]]==
 
<center>'''Du manquement de toute sorte de consolations.'''</center>
sans se vaincre soi-même on ne peut y prétendre,
et sans faire un miracle on ne peut l’achever.
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/257]]==
<poem>
Que fais-tu de grand ou de rare,
si la paix de ton cœur s’empare
et difficilement l’homme le plus parfait
de tout lui-même se dépouille.
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/258]]==
<poem>
Laurens le saint martyr en vint pourtant à bout
quand Dieu le sépara de Sixte son grand prêtre ;
par qui l’affection, par qui le sang te lie,
ces puissants et doux nœuds qui font aimer la vie,
 
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/259]]==
<poem>
et sans qui l’homme a peine à s’estimer heureux.
Quitte un ami sans trouble, alors que Dieu l’ordonne ;
des consolations que le siècle fournit ;
mais quiconque aime Dieu d’un amour véritable,
 
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/260]]==
<poem>
quiconque s’étudie à marcher sur ses pas,
apprend si bien à fuir ces dangereux appas,
plus il te donne à perdre, et plus tu dois trembler ;
tant plus il t’enrichit, et tant plus tu hasardes.
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/261]]==
<poem>
Ces moments passeront avec tous leurs attraits,
et la tentation, se coulant en leur place,
et senti des moments tantôt doux, tantôt rudes,
par la pleine assistance et l’entier abandon.
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/262]]==
<poem>
Crois-en David sur sa parole.
Tant que la grâce le console,
veux-tu savoir de quelle sorte
agit cette grâce plus forte ?
écoute ses ravissements :
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/263]]==
<poem>
ses ravissements :
" tu dissipes, ô dieu ! L’aigreur de ma tristesse,
tu changes en plaisirs tous mes gémissements,
et sur ce que sa grâce aime à justifier
ceux à qui sa bonté l’accorde ?
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/264]]==
<poem>
Soit que j’aie avec moi toujours des gens de bien,
de fidèles amis, ou de vertueux frères,
Aucun n’est éclairé de rayons si puissants,
aucune âme si haut ne se trouve ravie,
 
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/265]]==
<poem>
qui n’ait vu sa clarté précédée ou suivie
d’une attaque, ou du diable, ou de ses propres sens.
car enfin le bien même est souvent une porte
par où la propre estime entre avec la vertu ;
 
</poem>
==[[Page:Corneille - Imitation de Jésus-Christ, édition 1862.djvu/266]]==
<poem>
et quoique l’ennemi nous paroisse abattu,
le diable ne dort point, et la chair n’est pas morte.
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