Différences entre versions de « Page:Gibbon - Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, tome 2.djvu/177 »

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<span class="ws-noexport">{{Notedemarge|marge=right|largeur=50|taille=80%|text=et mérite de ces tyrans.}}</span>nom de ''tyran'' pour désigner ceux qui s’emparaient de l’autorité suprême par des voies illégitimes. Cette dénomination odieuse n’avait alors aucun rapport avec l’abus du pouvoir. Plusieurs des prétendans qui levèrent l’étendard de la révolte contre l’empereur [[:w:Gallien|Gallien]], étaient de brillans modèles de vertu ; ils possédaient presque tous beaucoup de talens et de fermeté. Leur mérite leur avait attiré la faveur de [[:w:Valérien|Valérien]], et les avait insensiblement élevés aux premières dignités de l’état. Les généraux, qui prirent le titre d’Auguste, s’étaient concilié le respect de leur armée par leur habileté à maintenir la discipline, ou son admiration par leur bravoure et leurs exploits, ou son affection par leur générosité et leur franchise : ils furent souvent proclamés sur le champ de la victoire. L’armurier Marins lui-même, le moins illustre de ces candidats, se distingua par l’intrépidité de son courage, par une force de corps extraordinaire et par l’honnêteté de ses mœurs grossières<ref>''Voyez'' le discours de Marius, dans l’[[:w:Histoire Auguste|''Histoire Auguste'']], p. 197. La conformité des noms a pu seule engager Pollion à imiter Salluste.</ref>.
<span class="ws-noexport">{{Notedemarge|marge=right|largeur=50|taille=80%|text=et mérite de ces tyrans.}}</span>nom de ''tyran'' pour désigner ceux qui s’emparaient
 
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<span class="ws-noexport">{{Notedemarge|marge=right|largeur=50|taille=80%|text=Leur naissance obscure.}}</span>{{ancre|ch 10.63}}La médiocrité de la profession qu’il venait d’exercer, jette, il est vrai, un air de ridicule sur son élévation soudaine ; mais sa naissance ne pouvait pas être plus obscure que celle de la plupart de ses rivaux, qui, nés de paysans, étaient d’abord entrés au service comme simples soldats<ref name=p169>Marius fut tué par un soldat qui lui avait jadis servi d’ouvrier dans sa boutique, et qui lui dit en le frappant :</ref>. Dans les siècles de {{tiret|con|fusion}}
de l’autorité suprême par des voies illégitimes. Cette
 
dénomination odieuse n’avait alors aucun rapport
 
avec l’abus du pouvoir. Plusieurs des prétendans qui
 
levèrent l’étendard de la révolte contre l’empereur
 
[[:w:Gallien|Gallien]], étaient de brillans modèles de vertu ; ils
 
possédaient presque tous beaucoup de talens et de
 
fermeté. Leur mérite leur avait attiré la faveur de
 
[[:w:Valérien|Valérien]], et les avait insensiblement élevés aux premières dignités de l’état. Les généraux, qui prirent
 
le titre d’Auguste, s’étaient concilié le respect de
 
leur armée par leur habileté à maintenir la discipline,
 
ou son admiration par leur bravoure et leurs exploits,
 
ou son affection par leur générosité et leur franchise :
 
ils furent souvent proclamés sur le champ de la
 
victoire. L’armurier Marins lui-même, le moins illustre de ces candidats, se distingua par l’intrépidité
 
de son courage, par une force de corps extraordinaire et par l’honnêteté de ses mœurs grossières<ref>''Voyez'' le discours de Marius, dans l’[[:w:Histoire Auguste|''Histoire Auguste'']], p. 197. La conformité des noms a pu seule engager Pollion à imiter Salluste.</ref>.
 
<span class="ws-noexport">{{Notedemarge|marge=right|largeur=50|taille=80%|text=Leur naissance obscure.}}</span>{{ancre|ch 10.63}}La médiocrité de la profession qu’il venait d’exercer,
 
jette, il est vrai, un air de ridicule sur son élévation
 
soudaine ; mais sa naissance ne pouvait pas être plus
 
obscure que celle de la plupart de ses rivaux, qui,
 
nés de paysans, étaient d’abord entrés au service
 
comme simples soldats<ref name=p169>Marius fut tué par un soldat qui lui avait jadis servi d’ouvrier dans sa boutique, et qui lui dit en le frappant :</ref>. Dans les siècles de {{tiret|con|fusion}}