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Or, l’on ne possède évidemment que le tiers du bijou de Wolfsheim, puisque la charnière, veuve de sa broche, montre trois gaînes quand le côté fleuronné n’en a que deux, ce qui implique la nécessité d’une plaque centrale et d’une seconde pièce battante pour établir la symétrie. Dès lors, l’agencement des ceinturons de Tâk-i-Bostân est seul applicable à la restauration de notre bijou telle que je la comprends : un rectangle gemmé, accosté d’ailerons symétriques à double battant (Pl. {{rom|I|1}}, fig. 2). Les extrémités de la courroie du ceinturon, engagées dans les passants adaptés au revers du rectangle central, étaient maintenues, soit par un nœud<ref>J’ai constaté un remarquable exemple de ce nœud à la ceinture d’une reine sculptée à Nâckch-i-Roustam, mais on n’y voit pas de joyau. Flandin et Coste, ''Voyage en Perse'', pl. 186. Un nœud analogue, avec fermoirs circulaires, est visible sur une effigie royale de Tâk-i Bostân. Id., ''ibid''., pl. 14.</ref>, soit par des arrêts métalliques courbés en crochets. Ainsi reconstitué, l’objet pouvait-il avoir une destination différente ? L’absence des moyens d’attache sur le fragment du musée de Wiesbaden s’oppose à toute autre conjecture.
Or, l’on ne possède évidemment que le tiers du bijou de Wolfsheim, puisque la charnière, veuve de sa broche, montre trois gaînes quand le côté fleuronné n’en a que deux, ce qui implique la nécessité d’une plaque centrale et d’une seconde pièce battante pour établir la symétrie. Dès lors, l’agencement des ceinturons de Tâk-i-Bostân est seul applicable à la restauration de notre bijou telle que je la comprends : un rectangle gemmé, accosté d’ailerons symétriques à double battant (Pl. {{rom|I|1}}, fig. 2). Les extrémités de la courroie du ceinturon, engagées dans les passants adaptés au revers du rectangle central, étaient maintenues, soit par un nœud<ref>J’ai constaté un remarquable exemple de ce nœud à la ceinture d’une reine sculptée à Nâckch-i-Roustam, mais on n’y voit pas de joyau. Flandin et Coste, ''Voyage en Perse'', pl. 186. Un nœud analogue, avec fermoirs circulaires, est visible sur une effigie royale de Tâk-i Bostân. Id., ''ibid''., pl. 14.</ref>, soit par des arrêts métalliques courbés en crochets. Ainsi reconstitué, l’objet pouvait-il avoir une destination différente ? L’absence des moyens d’attache sur le fragment du musée de Wiesbaden s’oppose à toute autre conjecture.


Les sculptures de Tâk-i-Bostân datent du règne de Varahran {{rom|IV|4}} (''Bahram Kirmanschah'', 389-399), fils et troisième successeur de
Les sculptures de Tâk-i-Bostân datent du règne de Varahran {{rom|IV|4}} (''Bahram Kirmanschah'', 389-399), fils et troisième successeur de
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