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{{Note latérale gauche|{{sc|Chap.<br />lxxiv&#x217c;&#x2179;&#x2179;&#x2173;}}.}}{{centré|''Retoire ou feu Mort.''}}
Prenez deux onces argent-vif que vous esteindrez peu à peu dans un mortier avec deux onces de soulfre en poudre, le tout estant amorti, sera mélé dans le mesme mortier avec quatre onces beurre vieil, adjoûtez y un once d’eufforbe en poudre, une dragme mouches Cantarides en poudre, & deux onces huile laurier : mélez le tout à froid & le gardez.
 
Pour se servir de ce remede par exemple sur une Molette : il faut razer le poil, & graisser le lieu avec cet onguent, & presenter un fer tout rouge vis-à-vis , & sur tout il faut empécher que l’onguent ne coule plus bas que la Molette , car il feroit enlever le lieu où il toucheroit, l’on doit attacher le Cheval en sorte qu’il n’y puisse porter la dent de neuf jours, & dans trois jours l’onguent aura fait son operation , cependant le Cheval ne doit point sortir de l’écurie, ny aller à l’eau , ny se coucher.
{{centré|''Autre retoire.''}}
Prenez quatre onces huile laurier, deux onces eufforbe pilé & demie once mouches cantarides , ces deux dernièresdernieres en poudre fine seront mélez avec l’huile laurier à froid , pour s’en servir comme du precedent.
 
On pourra faire un retoire sans y méler aucun huile laurier avec du Basilicum un quarteron, deux onces precipité rouge en poudre fine , & demie once eufforbe , le tout mélé ensemble & appliqué comme cy-dessus.
 
On peut composer des retoires de différentes manieres, chaque Mareschal a le sien particulier ; mais je crois que les descriptions cy-dessus , suffisent sans en chercher aucun autre : s’ils sont appliquez par un homme sage , ils reussiront tres-bien.
<section end=chap74 />
----{{Note latérale gauche|CHAP.<br />ⅬⅩⅩⅤ.}}
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{{centré|''Des Entorses , & Dislocations du Boulet.''}}
<section begin=chap75 />{{Note latérale gauche|CHAP.<br />LXXV.}}
{{Lettrine|L|3}}A pluspart se mélent de guerir ce mal avec des grimaces & des paroles ; mais il y a bien de l’abus dans ce procédé, il est souvent sans effet ,& toujours avec superstition.
 
L’entorse, ou mesmarchure est lorsque le boulet se tourne à côté avec violence ; & quoy qu’il ne sorte pas de la place , neantmoins les nerfs & les ligaments qui le lient avec le pâturon, s’allongent ; elle arrive à un Cheval lors qu’en cheminant , il met le pied à terre en un lieu rabotteux & inégal, il donne un entorse, &