« Fables et opuscules pédagogiques » : différence entre les versions

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On ne reconnaissait en lui aucune figure d'animal : c'était une masse informe et hideuse.
 
L'Ourse, toute honteuse d'avoir un tel fils, va trouver sa voisine la Corneille, qui faisait grand bruit, par son caquet, sous un arbre.
 
" Que ferai-je, lui dit-elle, ma bonne commère, de ce petit monstre ? J'ai envie de l'étrangler.
 
Gardez-vous-en bien, dit la causeuse : j'ai vu d'autres Ourses, dans le même embarras que vous. Allez, léchez doucement votre fils ; il sera bientôt joli, mignon et propre à vous faire honneur. "
 
La mère crut facilement ce qu'on lui disait en faveur de son fils.
Elle eut la patience de le lécher longtemps.
 
Enfin, il commença à devenir moins difforme, et elle alla remercier la Corneille en ces termes : « Si vous n'eussiez modéré mon impatience, j'aurais cruellement déchiré mon fils, qui fait maintenant tout le plaisir de ma vie. »
 
Oh ! que l'impatience empêche de biens et cause de maux !</div>
 
 
==LE DÉPART DE LYCON==
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