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arrivée, l’ennemi surprit nos avant-postes, et pénétra dans le village de la Belle, que nous occupions ; nous nous formâmes précipitamment en bataille. Dans cette manœuvre de nuit, nos jeunes réquisitionnaires déployèrent cette intelligence et cette activité qu’on chercherait vainement ailleurs que chez les Français. Vers six heures du matin, un escadron des hussards de Wurmser déboucha par la gauche, et nous chargea en tirailleurs, sans pouvoir nous entamer. Une colonne d’infanterie, qui les suivait, nous aborda en même temps à la baïonnette ; et mais ce ne fut qu’après un engagement des plus vifs, que l’infériorité du nombre nous força de nous replier sur Stinward, où se trouvait le quartier-général.
 
arrivée, l’ennemi surprit nos avant-postes, et pénétra dans le village de la Belle, que nous occupions ; nous nous formâmes précipitamment en bataille. Dans cette manœuvre de nuit, nos jeunes réquisitionnaires déployèrent cette intelligence et cette activité qu’on chercherait vainement ailleurs que chez les Français. Vers six heures du matin, un escadron des hussards de Wurmser déboucha par la gauche, et nous chargea en tirailleurs, sans pouvoir nous entamer. Une colonne d’infanterie, qui les suivait, nous aborda en même temps à la baïonnette ; et mais ce ne fut qu’après un engagement des plus vifs, que l’infériorité du nombre nous força de nous replier sur Stinward, où se trouvait le quartier-général.
   
En y arrivant, je reçus les félicitations du général Vandamme et un billet d’hôpital pour Saint-Omer ; car j’avais été atteint de deux coups de sabre en me débattant contre un hussard autrichien, qui se tuait de me crier : ''Ergib dich ! ergib dich !'' (Rends-toi ! rends-toi !).
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En y arrivant, je reçus les félicitations du général Vandamme et un billet d’hôpital pour Saint-Omer ; car j’avais été atteint de deux coups de sabre en me débattant contre un hussard autrichien, qui se tuait de me crier : ''Ergib dich ! Ergib dich !'' (Rends-toi ! Rends-toi !).
   
 
Mes blessures n’étaient pas toutefois bien graves, puisque au bout de deux mois je fus en état de rejoindre le bataillon, qui se trouvait à Hazebrouck. C’est là que je vis cet étrange corps qu’on nommait l’''armée révolutionnaire''.
 
Mes blessures n’étaient pas toutefois bien graves, puisque au bout de deux mois je fus en état de rejoindre le bataillon, qui se trouvait à Hazebrouck. C’est là que je vis cet étrange corps qu’on nommait l’''armée révolutionnaire''.
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