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J'ai dit que ce coup de faux blindé a presque atteint Dunkerque — presque, mais pas tout à fait. Boulogne et Calais ont été le théâtre de combats désespérés. La garde a défendu Boulogne pendant un moment et a été retirée par ordre de cette contrée. La brigade des fusiliers, le 60<sup>e</sup> régiment, et les fusiliers de la reine Victoria, avec un bataillon de tanks britanniques et {{formatnum:1000}} Français, pour un total d'environ quatre mille hommes, ont défendu Calais jusqu'à la fin. Le Brigadier britannique a eu une heure pour se rendre. Il a refusé l'offre, et quatre jours d'intenses combats dans les rues ont passé avant que le silence règne sur Calais, ce qui a marqué la fin d'une résistance mémorable. Seulement 30 survivants indemnes ont été ramenés par la marine, et nous ne connaissons pas le sort de leurs camarades. Leur sacrifice, cependant, n'a pas été vain. Au moins deux divisions blindées, qui autrement auraient dû être envoyées contre le Corps expéditionnaire britannique, ont dû être envoyées pour les vaincre. Ils ont ajouté une autre page à la gloire des divisions légères, et le temps gagné a permis d'inonder les chenaux de Gravelines afin qu'ils soient tenus par les troupes françaises.
 
AinsiC'est ainsi que le port de Dunkerque futa été gardé ouvert. Quand il est devenu impossible pour les armées du Nord de rouvrir leur voie de communication versà Amiens avec la majeure partie de l’armée française, il n'est resté qu'un seul choix. C'était, en effet, bien désespéré. Les armées belge, française et anglaise étaient presque encerclées. Leur seule retraite possible était un seul port et ses plages voisines. Ils étaient pressés de chaque côté par de lourdes attaques et grandement dépassés en nombre dans les airs.
 
Quand, il y a une semaine aujourd’huiaujourd'hui, j’aij'ai demandé à la Chambre des communes d’arrangerde réserver cet après-midi pour prononcer une déclaration, j'ai craint qu’il ne soit de mon pénible devoir d’annoncer le plus grand désastre militaire de notre longue histoire. J'ai pensé — et quelques bons juges ont pensé la même chose que moi — que peut-être 20&nbsp;000{{formatnum:20000}} ou 30&nbsp;000{{formatnum:30000}} hommes pourraient être rembarqués., Maismais iltout aportait certainementà semblécroire que toutel'ensemble de la première armée française et tout le Corps expéditionnaire britannique au nord de la faille Amiens-Abbeville seraient anéantisà surdécouverts laet terre nueanéantis, ou autrement auraient capitulé par manque de nourriture et de munitions. Telles étaient, il y a une semaine, les dures et difficiles nouvelles pour lesquelles j’ai convoqué la Chambre des communes et la nation pour qu’ilsqu'ils se préparent. Pendant la dernière année, tout le cœur, les racines et le cerveau de l’arméel'armée britannique ont semblé sur le point de périr sur le champ de bataille ou d’êtred'être menés dans une captivité ignominieuse et famélique.
 
TelTelles était les circonstancesperspectives il y a une semaine. MaisDe plus, un autre coup, qui aurait bien pu se montrer finalfatal, nousdevait a plusnous accabléaccabler. Le roi des Belges anous avait appelé à l'aide. Si ce dirigeant et son gouvernement ne s’étaients'étaient pas séparés des alliésAlliés, qui ont sauvé leur pays de l’extinctionl'extinction danslors de la dernière guerre, s’ilss'ils ne s’étaients'étaient pas réfugiés dans ce qui s’ests'est montré comme une neutralité fatale, les armées françaises et britanniques auraient pu dès le début sauver non seulement la Belgique, etmais peut-être aussi la Pologne. Mais auAu dernier instant, lorsque la Belgique était déjà envahie, le roi Léopold nous a demandé de venir à son secours et, même en ce dernier instant, nous sommes allés. Lui et son armée, brave et efficace, forte de presque d’unun million d’hommesd'hommes, ont protégé notre flanc gauche et ainsi gardé notre seule porte de sortie vers la mer. Soudainement, sans consultation préalable, avec le plus court préavis possible, sans le conseil de ses ministres et de son propre chef, il a envoyé un plénipotentiaire au commandement allemand, a rendu son armée, et a exposé tout notre flanc gauche et nos moyens de battre en retraite.
 
J’aiJ'ai demandé à la chambre il y a une semaine de suspendre son jugement puisque les faits n’étaientn'étaient pas clairs, mais je ne pense pas qu’unequ'il raison existesubsiste maintenant pourquoiune nousraison de ne devrions pas formerse faire notre propre opinion sur ce pitoyable épisode. La reddition de l’arméel'armée belge a pousséforcé les Britanniques à couvrir, dans le plus court délai à couvrir, un flanc sur la mer de plus de trente millemilles de long. Autrement, tout aurait été coupé, et tous auraient partagé le même sort queauquel a condamné le roi Léopold en condamnantà la meilleure armée que son pays a jamais formée. Donc, en faisant ceci et, en exposant ce flanc, quecomme n’importen'importe qui a suivi les opérations sur les cartes vapeut le voirconstater, le contact a été perdu entre les Britanniques et deux des trois corps composant la première armée française, qui était encore plus loin de la côte que nous l’étionsne l'étions, et il a semblésemblait impossible quque n'unimporte grandquel nombretroupe dealliée troupes alliéesd'importance puisse atteindre la côte.
 
L’ennemieL'ennemi nous a attaqués de tous côtés, férocement et avec une grande force et férocement, et leur force principale, la force de leur forcevaste aérienne beaucoup plusflotte nombreuseaérienne, alorsqu'elle étén'était pas lancée dans la bataille, était concentrée sur Dunkerque et les plages. Pressant sur l’étroitel'étroite sortie, aussi bien par l’Estl'Est que par l’Ouestl'Ouest, l’ennemil'ennemi a commencé à l’aidebombarder deavec ses canons à bombarder les plages par lesquellesque seuls les transports pouvaient approcher ou partirquitter. Ils ont plantésemé des mines magnétiques dans les canaux et dans les mers ; ils ont envoyé des vagues répétées d’aéronefs hostiles, quelques fois plus de cent par formation, pour lâcher leurs bombes sur le seul quai restant, etainsi que sur les dunes, sur lesquelles les troupes ont cherché à s’abriters'abriter. Leurs U-boats, dont un qui a été coulé, et leur embarcations ont fait des ravages dans le vaste trafic qui a commencé. Pendant quatre ou cinq jours, une lutte intense a reignérégné. Toutes sesleurs divisions blindées — ou ce qui en restait — appuyésappuyées d'unen grandforce nombrepar d’infanteriel'infanterie et d’artilleriel'artillerie, se sont lancéslancées en vain sur l’appendicel'appendice toujours plus petit, toujours plus étroit sur lequel les armées britanniques et françaises ont combattu.
 
Pendant ce temps, la marine royale, avec l’aidel'aide volontaire d’innombrablesd'innombrables marchands-pêcheurs volontaires, ont mis leurs nerfs à rude épreuve pour embarquer les troupes britanniques et alliées ; 220 petits navires de guerre et 650 autres vaisseaux ont été impliqués. Ils ont dû opérer sur une côte difficile, souvent dans un climat hostile, sous une grêle presque incessante de bombes et sous un feu d'artillerie de plus en plus nourri. Les mers non plus, comme j’aije l'ai dit, n’étaientn'étaient pas sans mines ni torpilles. C’estC'est dans ces conditions que nos hommes ont continué, avec peu ou aucun repos, pendant des jours et des nuits entières, faisantà faire des allers-retours incessants dans ces eaux dangereuses, ramenant toujours avec eux lestoujours plus d'hommes qu’ilsqu'ils ont secourus. Le nombre qu’ilsqu'ils ont ramené mesureest à la hauteur de leur courage et leur sens du devoir. Les bateaux-hôpitaux, qui ont amené plusieurs milliers de blessés britanniques et français, étant clairement marqués, et ont été une cible privilégiée despour les bombes allemandes ; mais les hommes et les femmes à bord n’ont jamais failli à leur devoir.
 
Pendant ce temps, la Royal Air Force, qui était déjà intervenue dans la bataille, aussi loin que sa portée le permettait de sa base, a utilisé maintenant une partie de ses avions de chasse, et a frappé les bombardiers allemands et un grand nombre d’avions de chasse qui les ont protégés. Cette lutte a été féroce et prolongée. Soudainement la scène s’est effacée, le fracas et le tonnerre pour un instant — mais seulement pour un instant — se sont tus. Ce miracle de délivrance, obtenu grâce à la valeur, la persévérance, une discipline parfaite, un service sans faute, une ressource, un talent, une fidélité invincible, est manifeste pour nous tous. L’ennemi a été repoussé vers l'arrière par les troupes britanniques et françaises en retraite. Il a été si durement traité qu’il n’a pas sérieusement forcé son départ. La Royal Air Force a engagé la majeure partie de la force aérienne allemande, et lui a infligé des pertes d’au moins 4 pour 1 ; et la marine, utilisant presque 1&nbsp;000 vaisseaux de différents types a transporté plus de 335&nbsp;000 hommes, Français et Britanniques, hors des mâchoires de la mort et de la honte, vers leurs terres natales et vers la tâche qui les attend immédiatement. Nous devons être très attentifs de ne pas assigner à cette délivrance les attributs d’une victoire. Les guerres ne sont pas gagnées par des évacuations. Mais il y a une victoire dans cette délivrance, qui doit être soulignée. Elle a été gagnée par l’armée de l’air. Plusieurs de nos soldats sur le chemin du retour n’ont pas vu l’armée de l’air au travail ; ils ont seulement vu les bombardiers qui ont échappé à leur attaque protectrice. Ils sous-estiment leur accomplissement. J’en ai beaucoup entendu parler, et c’est pourquoi je fais un effort supplémentaire pour vous dire ceci. Je vais vous en parler.